La légende de la Roche Ronde à Biarritz

La légende de Marcel Fortuné raconte que des marins biarrots rentrant de la pêche à la baleine bredouilles et découragés, furent attirés par des *sirènes magnifiques blotties dans la grotte naturelle de la roche percée dite roche ronde...
C'étaient en fait des créatures du démon.
Le capitaine obtint de Dieu que ces pêcheurs ne seraient pas précipités dans les flammes éternelles. Ils conserveraient la vie mais seraient transformés en cormorans.
Depuis cette époque, une colonie de ces oiseaux vit et vivra sur ce rocher maudit jusqu'à la fin des temps.


*Il se peut que l'origine des sirènes se trouve dans les récits des navigateurs, qui les confondaient avec des animaux marins rares, comme les lamantins. Pour les Scandinaves, la sirène est un monstre redoutable appelé Margygr (la « géante de mer »). L’œuvre norvégienne le Konungs skuggsjá (Miroir royal en vieux norrois) la décrit comme une avenante créature ressemblant à « une femme en haut de la ceinture, car ce monstre avait de gros mamelons sur la poitrine, comme une femme, de longs bras et une longue chevelure, et son cou et sa tête étaient en tout formés comme un être humain ». Ce monstre paraissait grand, avec un visage terrible, un front pointu, des yeux larges, une grande bouche et des joues ridées. Au VIIe siècle, le moine anglais Aldhelm de Sherborne les décrit comme des vierges à queue de poisson couverte d’écailles. Ces deux représentations vont cohabiter jusqu’au XVe siècle où les sirènes volantes laissent définitivement la place à une jolie femme aux longs cheveux et à queue de poisson. À cette époque, le naturaliste allemand Johannes de Cuba les fait vivre dans des gouffres au fond des mers. « On les trouve souvent dans les mers et parfois dans les rivières », dit de son côté l’écrivain flamand Jacob Van Maerlant.
D’illustres navigateurs ont dit avoir rencontré des sirènes : Christophe Colomb, en 1493, en aurait vu trois près des côtes de Saint-Domingue, « mais elles n’étaient pas aussi belles qu’on les décrit… »


Source : Édouard Brassey, la Petite Encyclopédie du Merveilleux.

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