Le village de Bidache - Bidaxune

En Basse Navarre le bourg de Bidache est limitrophes avec les villages de Bardos, Orègue, Arraute-Charritte, Came et Hastingues (Landes).

Bidache, Bidaxune en basque et Bidaishe en gascon, Bidache provient du basque bide "chemin" et haitz "pierre", signifiant "lieu du chemin de pierre".

De la fin du XVIe siècle à la Révolution française, Bidache constitue une petite principauté qui se proclame « souveraine », sous la souveraineté de la famille de Gramont.


Cela signifie concrètement que la justice y est rendue en dernier ressort, sous l'autorité du chef de la maison de Gramont, prince de Bidache, sans qu'on ne puisse en appeler aux parlements de France ou de Navarre. Ainsi la petite ville est un havre pour ceux qui veulent y trouver asile. Elle sert de refuge 'à des Juifs chassés d'Espagne à la suite de l'Inquisition.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècles, une communauté juive s'y développe, de même qu'à Bayonne, La Bastide Clairence et à Guiche, sous la protection des ducs de Gramont, souverains de Bidache, vice-rois de Navarre et gouverneurs du Béarn. 

La première mention du château ducal de Bidache, appartenant à la famille des seigneurs de Gramont, remonte à 1329. Il a connu depuis de nombreux évènements avant de brûler en 1796.
Seules trois grosses tours rondes, au nord-ouest et au sud, témoignent du château médiéval détruit en 1523 par les troupes de Charles Quint, en représailles à l’échec rencontré à Bayonne, dont le maire était alors Jean II, seigneur de Gramont, lieutenant de la compagnie du maréchal de Lautrec. Le château sera alors rapidement remis en état par des ajouts Renaissance, tout en conservant le principe des éléments défensifs médiévaux.
Au XVIIe siècle, d’importants travaux, influencés par l’architecture Louis XIII, alors en vogue dans la région parisienne, sont confiés à l’architecte Louis de Mihet, également responsable des travaux des fortifications de Bayonne. La construction de jardins et de terrasses date de cette époque.
Les derniers travaux seront réalisés au début du XVIIIe siècle avec la mise en place de la monumentale porte d’entrée au fronton triangulaire.

En 1793, le château et ses dépendances furent confisqués au profit de la Nation et un hôpital militaire y fut installé pendant quelques mois. L’édifice était vide quand, dans la nuit du 22 au 23 février 1796, un incendie le ravagea.
Écartelé : au 1, d'or au lion d'azur armé et lampassé de gueules (qui est Gramont) ; aux 2 et 3, de gueules à trois flèches d'or armées et empennées d'argent, 2 et 1, les pointes en bas (qui est d'Aster) ; au 4, d'argent à un lévrier de gueules colleté d'azur, à l'orle de sable semée de besants d'or (qui est d'Aure) ; sur le tout de gueules à quatre otelles d'argent (qui est Comminges).

Commentaires

Follow by Email