Le village d'Arbonne - Arbona

En Labourd le village d'Arbonne (Arbona) est limitrophe avec les communes de Bidart, Ahetze, Biarritz et Arcangues.
Durant l'Antiquité Les Tarbelles (Tarbelli en latin), peuple aquitain (proto-basque) dont le territoire était centré sur Aquae Tarbellicae (Dax) tout en s’étendant au Labourd et à la Basse-Navarre, ont occupé sous l’occupation romaine la zone où se trouve aujourd’hui Arbonne. Dès le début du Ier millénaire Arbonne se trouvait, selon l'Itinéraire d'Antonin, sur la voie romaine secondaire, dite du bord de mer, reliant Oiasso (Irun) à Guéthary, puis Lapurdum (Bayonne).

Pour ce qui est de l'étymologie du toponyme, Jean-Baptiste Orpustan reste très réservé, ne trouvant pas d'étymon satisfaisant, alors que Brigitte Jobbé-Duval propose une origine basque donnant « lieu des souches ». Son nom basque actuel est Arbona et le gentilé est Arbonar

Le Livre d’or de Bayonne ou cartulaire de Bayonne, ouvrage de l’abbé Jean Bidache publié en 1896, consiste en une sélection de textes sur une période qui s’étale du Xe siècle au XIVe siècle. On y relève de façon constante les deux formes, latine - latin liturgique pour Narbona et gasconne pour Narbon(n)e. L’ouvrage mentionne à trois reprises la forme latine, l’une en 1186 dans un texte réglant la nomination des titulaires de cures (« Episcopus autem in reliquis quatuor, per se, Capellanos instituat, scilicet in Ecclesiis de Narbona, de Bearriz, de Pagasu, de Bassessarri ») ; une nouvelle fois, en 1188, précisant que le chapelain d’Arbonne percevrait les revenus de la paroisse (« super capellaniam vero de Narbona ») ; enfin en 1194 une bulle pontificale précise l’emprise territoriale du diocèse (« Ecclesiam de Narbona »). Les textes en gascon sont également explicites. Ainsi en 1256, un témoin J. de Narbone est mentionné ; en 1266 encore, parmi les occupants de logements versant le cens aux chanoines de Bayonne, on trouve Ne Grazide de Narbone et N’Escarmonde de Narbone ; enfin un mémoire de 1349 signale le passage à Arbonne du vicomte de Sault, malade, « … e bingo lo vescomte a Narbonne… »).

Les archives de Bayonne, regroupées en deux recueils, l’un nommé Registres gascons, et l’autre Registres français, sont également des sources intéressantes. Dans les registres gascons, il est fait mention en 1482 de Mossen de Narbonne, puis en 1516 des « … parropis de Narbonne, de Bidart det d’Arcangos… », et enfin en 1517 des « …parropians… de Narbone… ». Il faut attendre 1584 pour trouver, dans les Registres français cette fois, la première mention du toponyme sans le « n » initial : « … au lieu et paroisse d’Arbone audict païs de Labourt… ». Cette graphie est proche de celle utilisée en basque, Arbona, langue qui est restée longtemps orale, ne laissant pas de trace écrite connue du vocable Arbona avant le XIXe siècle. La forme avec « n » initial reste encore utilisée au XVIIe siècle comme l'atteste un testament de 1624 : « Domeingx Daguerre, dame de la maison Saint-Pol … en la paroisse de Narbonne… ».
La loi du 4 mars 1790, qui détermina un nouveau paysage administratif de la France en créant des départements et des districts, décida de la naissance du département des Basses-Pyrénées en réunissant le Béarn, les terres gasconnes de Bayonne et de Bidache, et les trois provinces basques françaises. Pour ces dernières, trois districts furent créés : Mauléon, Saint-Palais et Ustaritz, qui remplaça le bailliage du Labourd. Le siège d'Ustaritz fut transféré presque immédiatement à Bayonne. Son Directoire incita un grand nombre de municipalités à adopter de nouveaux noms conformes à l'esprit de la Révolution. Ainsi Arbonne s'appela Constante du 25 janvier 1794 au 15 mars 1795, dans une commune comprenant également Arcangues et Bassussarry.
D'or au chêne tauzin de sinople, et un ours au naturel contre le fût de l'arbre, accompagné à dextre de deux clous de sable.
Les armes retenues par le conseil municipal sont celles de la famille d’Amezqueta, qui obtint la seigneurie d’Arbonne en 1408. 

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