Le village de Macaye - Makea

Blotti au pied du mont Ursuia, Macaye, Makea en basque est un petit village labourdin de 530 habitants.
Le toponyme de Macaye est un composé de "mehaka" qui signifie défilé et hegi, qui signifie "bord, crête". Ainsi Macaye, anciennement mehaka-hegi signifie : "lieu au bord du défilé".
Les habitants du village sont les Makears.
Le village de Macaye
En 1145, Macaye était déjà, selon Moréri, une vicomté ; ce qui paraît peu vraisemblable. Pour J. de Jaurgain, le plus ancien document faisant état du titre de vicomte de Macaye est daté du 29 mai 1535.
En 1311, l'enquête effectuée par le roi d'Angleterre dans le Pays de Labourd, établit que le seigneur de Pagandure possédait en biens propres les terres de la paroisse de Macaye avec les droits de basse et moyenne justice. Ce hameau primitif, devait se regrouper autour de Paganduria et de l'église. Un autre maison noble est citée en 1245 dans le même hameau : Zuhurtia.
La vicomté de Macaye voit certainement le jour vers 1534 avec Jean III de Belzunce, qui devient cette même année l'un des cent gentilshommes de l'hôtel du roi François I. En 1544, il est capitaine de 300 hommes à pied ; il est nommé gouverneur du château de Dax en 1557. Jean III était un proche du roi de France et c'est à ce titre que la terre de Macaye (ou Paganduria) fut probablement érigée en vicomté.
Jean IV de Belzunce est vicomte de Macaye, bailli de Mixe, capitaine châtelain de Mauléon et gouverneur de Soule. Jean V de Belzunce hérite des charges de son père. Pagandure et le château d'Ayherre seront incendiés par les Espagnols vers la fin du XVI° siècle ; les vicomtes de  Macaye s'installeront à Etxehandia après ce sinistre.
En 1600, Armand de Belzunce, vicomte de Macaye, est aussi vicomte de Méharin après son mariage avec l'héritière Marie de Méharin. En proie à de graves difficultés financières, il se résigne, en 1640, à vendre la vicomté de Macaye à Jacques Castalounes, son gendre, qui détenait une créance de 24000L sur ladite vicomté.
En 1719, Marie Thérèse Renée de Castanoules, vicomtesse de Macaye, épouse en secondes noces1719 Per Arnauton de Haraneder, riche famille d 'armateurs de Saint Jean de Luz. Pierre Nicolas de Haraneder, dernier vicomte de Macaye, épouse en 1785 Jeanne Marie Betbeder, d'une famille bourgeoise luzienne.
Les litiges sont nombreux dès la fin du XV° siècle, entre les vicomtes de Macaye et la communauté. Vers la fin du XVI° siècle, après un désaccord sur la banalité des moulins, les habitants iront incendier du château vicomtal.
En 1684, la communauté rachetait certains droits seigneuriaux au vicomte de Macaye pour une redevance annuelle de 600L. La justice incombait aussi à la collectivité en 1676, cette justice communautaire durera jusqu'à la Révolution ; c'est sans doute le sens de la sculpture située au-dessus de la porte d'entrée de la mairie : un personnage tient les attributs de la justice.
Certes la communauté s'était affranchie très tôt des servitudes seigneuriales, mais au XVIII° siècle, les vicomtes de Macaye étaient intraitables sur les droits de préséance à l'église. Ainsi, en 1738, Marie de Broussain doit présenter ses excuses devant notaire, pour avoir précédé la vicomtesse lors de la distribution du pain béni le jour de la Pentecôte.

Les trois paroisses de Macaye, Mendionde et Louhossoa, exploitaient en biens indivis des bois importants ; elles entretenaient dix gardes forestier.
Le village de Macaye



En 1790, Macaye fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes de Macaye, Mendionde et Louhossoa, et dépendait du district d'Ustaritz.


" D'azur à une montagne à deux coupeaux d'argent mouvante de la pointe surmontée d'un soleil d'or "
Dans les armes communales de Macaye, les deux montagnes évoquent l'Ursuia au nord et le Baïgura au sud du village qui semblent veiller sur lui. Le soleil, source de lumière et de chaleur, est un symbole de vie et donc de fécondité. Par son cycle régulier, il symbolise la résurrection et l'immortalité.
Ces armes ont été adoptées par la commune en 2003.

Sources : Héraldique : Guy Ascarat - Dictionnaire des noms de lieux de Brigitte Jobbé-Duval.


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