Le col d'Ibardin, paysage à jamais disparu

Les contrebandiers ont de tout temps essayé d'éviter la surveillance exercée aux postes de douane le long des principales voies de communication routières ou dans la nature, à proximité des nombreux sentiers muletiers couvrant les montagnes du Pays basque.
La plus vieille route connue était la voie romaine de Bordeaux à Astorga qui passait par la vallée d'Inzola (en basque Ihintzola = vallée humide couverte de rosée).
Au XIX la route actuelle à flanc de coteau fut choisi en évitant tout talweg et toute traversée de ruisseau. La jonction au col d'Ibardin fut effective en 1881.
À l'origine les ventas étaient des auberges situées sur les bords des routes espagnoles de grande circulation où les voyageurs pouvaient se restaurer. Leur nom vient du fait que l'on y vendait quelques produits. Elles ne se trouvaient pas obligatoirement près de la frontière.
Avant la révolution, les Basques bénéficiaient de privilèges leur permettant de commercer des deux côtés des pyrénées, en payant une taxe minime. Par le décret royal du 29 octobre 1841 ce privilège fut aboli et le roi Louis-Philippe fit installer les postes de douanes à la frontière, ce qui entraîna une différence de prix entre les 2 pays, et qui favorisa l'essor de la contrebande. 
Des concessions furent obtenues par des commerçants sur les terrains communaux qui bordent la frontière afin d'y créer un commerce et vendre à une clientèle française des produits aux prix espagnols. On y servait également à manger et à boire.
Ces premières ventas ont été aménagées dans des fermes ou des bergeries et servaient aussi de relais de contrebande.

On passait, entre autres du tabac, de l'alcool, du bétail, de l'or, des bas nylon et même des voitures en pièce détachées.







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