Les rescapés de la mine de Courrières accueillit à Biarritz

Le 10 mars 1906 se produit une explosion dans une mine de Charbon de la Compagnie des mines de Courrières, situé près de Lens dans le Pas-de-Calais. Le souffle de l'explosion balaye cent-dix kilomètres de galeries. Officiellement 1.099 victimes, dans trois fosses, sont à déplorer sur les 1.800 mineurs descendus ce matin-là. C'est l'une des plus grandes catastrophes minières à ce jour.
L'émotion est vive en France et au-delà de l'hexagone. Émile Berr, le journaliste du Figaro envoyé sur les lieux au lendemain du tragique accident, rapporte dans l'édition du 13 mars 1906 «que de toute part arrivent de touchants témoignages de condoléances: de l'empereur d'Allemagne, des rois d'Italie, de Belgique, du Portugal, d'Espagne, de Suède; des gouvernements allemand, anglais, suisse, italien, belge, serbe, bulgare, brésilien.»
La solidarité dépasse les frontières de la région. Des mineurs belges, des sapeurs-pompiers de Paris et des sauveteurs allemands viennent prêter main-forte aux secours présents sur place.

La catastrophe très médiatisée suscite un élan de compassion et de générosité. Des souscriptions pour les familles des victimes sont ouvertes. Dons et subsides affluent.
Biarritz invita et accueillit de nombreux mineurs rescapés.



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