Le siège de Bayonne en 1814

À la fin de l'été 1813, l'armée d'Espagne, sous les ordres du maréchal Soult est repliée sur le versant français des Pyrénées. Le maréchal tente tout d'abord quelques offensives en Navarre et au Pays basque, pour essayer de débloquer la garnison de Saint-Sébastien. Devant l'échec de ces tentatives et l'évolution du rapport de forces, le duc de Dalmatie tente de résister aux offensives anglo-espagnoles Le , Wellington franchit la Bidassoa, puis le , la Nivelle. La contre-offensive de Saint-Pierre-d'Irube sur les coteaux de Mouguerre échoue le , au lendemain de la bataille de la Nive, à écraser le corps isolé du général Rowland Hill. Après une période de statu quo au mois de , Wellington reprend l'offensive et contraint Soult à se concentrer sur Orthez et à découvrir la place de Bayonne. 
La bataille de la Bidassoa le 9 octobre 1813
Deux dynamiques contraires sont à l'œuvre dans les armées qui s'opposent. L'armée anglo-espagnole reçoit tout au long de la campagne de nombreux renforts qui lui permettent de combler ses pertes. L'armée française se voit elle régulièrement ponctionnée d'unités rappelées en Allemagne puis dans l'est de la France. Cette disproportion des forces explique la capacité de Wellington à se séparer du corps de Hope devant Bayonne.
L'armée française a en outre de gros problèmes d'approvisionnement, tant à cause de la météo qui rend difficile le passage des convois qu'à cause du moral de la population, rétive aux réquisitions, quand elle ne se déclare pas ouvertement pro-anglaise ou royaliste.
Tout au long de la campagne, Soult a fait ériger deux camps retranchés au sud de la ville, qui s'ajoute aux fortifications datant de Vauban et à la citadelle. 

Le , Wellington est à Saint-Jean-de-Luz pour planifier l'investissement de la place de Bayonne. Le mauvais temps retarde l'exécution du plan et le général en chef est déjà reparti le 23 quand un pont de bateaux est lancé sur l'embouchure de l'Adour. Le 27, la place est totalement investie et les combats cessent. 
Le plan du siège de Bayonne
Le , le général Maucomble tente une sortie à la tête de 5 400 hommes. Il surprend les premières lignes britanniques et parvient à capturer le général John Hope et à tuer le général Hay, mais doit se replier. Le combat met hors de combat un peu moins d'un millier de soldats de part et d'autre. 
La bataille de Bayonne le 14 avril 1814
Thouvenot reçoit la nouvelle de l'abdication de l'Empereur dès le . Il refuse dans un premier temps la reddition et ordonne même la sortie du 14. Il ne consent à discuter une suspension d'armes que le , lorsqu'un ordre écrit par le maréchal Soult en ce sens lui parvient. Le blocus de la place est levé le

Plusieurs installations, sur les lieux de la bataille, au nord de Bayonne, entretiennent la mémoire de ces événements.
Situé entre l'avenue Grenet et l'avenue De Lattre de Tassigny, ce monument a été inauguré en 1907. Il est composé d'un obélisque sur un dé, tous deux en pierre d'Arrudy, décoré d'une petite mosaïque représentant la citadelle de Bayonne et orné d'une grande sculpture en bronze de Jacques Froment-Meurice, figurant un aigle blessé symbolisant l'Empire sous un drapeau, et la patte gauche sur un globe. Au dos du monument, des inscriptions célèbrent les soldats français morts lors du blocus de Bayonne, en particulier le combat du Boucau du 23 février, l'attaque de Saint-Étienne du et la sortie du
L'obélisque de nos jours
Chemin de Laharie, un petit cimetière entretient le souvenir des Coldstream Guards. Sur les lieux de la bataille du , un cerisier gardait la trace d'un boulet. Autour de cet arbre, sur la gauche du vallon, des tombes furent rassemblées. Le terrain est acquis dès 1814 par les soldats britanniques. En 1830, une souscription eut lieu parmi les Coldstream Guards qui permit d'enclore le cimetière et de pérenniser les tombes. On peut lire sur les stèles les noms de G. Callier et H. Sullivan, lieutenant-colonels, W.-G. Crofton, W. Burroughs, C.-L. White, J.-B. Shiffner et F. Holburne capitaines, F. Vachell, W. Pitt et W. Vane, enseignes, J. Hamilton, lieutenant. La pierre tombale du major-général Hay est déplacée de l'église Saint-Étienne de Bayonne et rejoint l'enclos. D'autres inscriptions indiquent que le cimetière fut restauré en 1877 grâce à Miss Holburne, de Bath, sœur d'un des officiers tués, et que la clôture est largement due à P.-A. Hurt, esquire, qui vécut à Amade, aujourd'hui Bayonne, et mourut en . Une plaque indique que ce cimetière reçut la visite de la reine Victoria le , avec la princesse Béatrice. Un autre plaque indique la venue du roi Édouard VII le
Bayonne le cimetière des Anglais au début du XXe siècle

Bayonne le cimetière des Anglais au début du XXe siècle
Bayonne le cimetière des Anglais de nos jours
Rue du Barrat, un deuxième cimetière abrite les dépouilles de capitaines anglais morts lors de la bataille du , à l'endroit du campement de leur troupe en 1814. Il semble qu'il ait été réalisé en 1876, par Miss Holbourne également. Il ne comporte que trois tombes. 
  • Antoine d'Arjuzon, Wellington, Perrin,
  • Nicole Gotteri, Le Maréchal Soult, Bernard Giovanangeli Éditeur,
  • Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. A-H, Fayard,

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