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Mythologie basque : Le Laminak et le berger

Christianisés très tardivement, les Basques adoraient les forces naturelles comme le Soleil, la Lune, l'air, l'eau. Les montagnes, les forêts prennent des formes humaines. 
Deux forces dominaient la nature et conditionnaient la vies des hommes: le Soleil "Egu" ou "Ekhi" qui chassait les forces des ténèbres (la croix basque serait un symbole solaire) et la Lune, "Hil" ou "Ilargia", qui surgit du monde occulte, de l'obscurité et de la mort et qui est souvent représentée avec une hache et les instruments de la fileuse.
Mais le Soleil et la Lune sont les deux enfants du personnage principal de la mythologie basque : Mari divinité féminine, qui est "la Nature". La religion chrétienne l'a d'abord rejetée ; ensuite elle fut confondue puis assimilée à la Vierge Marie lors de la christianisation.
Des êtres intermédiaires entre hommes et dieux, les "Basajaunak", velus et terriblement forts, sont des génies bénéfiques qui protègent les troupeaux et détiennent les secrets de l'agriculture. 
Les "Laminak", ont de bons rapports avec les mortels et les aident souvent en échange d'une récompense à bâtir rapidement un édifice.

Basajaunak et Laminak
A Behorlegui-Mendi, autrefois, il y avait partout des trous de Laminak.
   Un jour, un berger aperçut une Dame Sauvage qui, dans un de ces trous, ce peignait avec un peigne d'or. Et il n'en fut pas peu effrayé !
   Mais la Dame Sauvage lui dit de n'avoir point peur. Bien plus, s'il la prenait sur le dos et de son trou la transportait à Apanize, elle lui donnerait de l'argent, à plaisir.
   Le berger y consentit : il la transporterait de bon cœur.
   Il la prit donc sur le dos. Mais il n'était pas encore sorti de l'antre, que quantité de bêtes surgissaient devant lui. Terrifié, il jeta aussitôt la Dame Sauvage à terre et s'enfuit au plus vite.
   La Dame Sauvage, alors, poussa un crie effrayant. Et, dans un hurlement, elle dit :
    Malédiction ! Pendant mille ans, maintenant, il me faut demeurer dans ce trou !

   Et depuis, elle est là en effet, dans le précipice. Et jamais un berger ne s'aventure dans ces parages !

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