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Le dicton du 14 juillet

"Gurenda andia, odol bako" (Grande victoire celle sans effusion de sang)

La large autonomie des provinces basques du Nord toucha à sa fin avec la Révolution française, qui centralisa le gouvernement et abolit la totalité des libertés locales que garantissait l'Ancien Régime. Si une grande partie des Basques furent hostiles envers la Révolution, une autre partie s'engagea dans les bataillons de volontaires, qui formeront une troupe d'élite : les chasseurs basques.
Si la Révolution favorisa l'impression en basque d'ouvrages de propagande, elle se traduisit par la destruction systématique des piliers de la société basque : liberté politique et administrative, suppression de la démocratie locale basque au profit du suffrage censitaire, c'est-à-dire au profit d'une bourgeoisie française étrangère à la société basque, persécution contre le clergé, uniquement constitué de prêtres basques à cause de la langue, blocus naval dû aux guerres avec l'Angleterre, ce qui ruina Saint-Jean-de-Luz, Bayonne et l'ensemble de la côte basque, va-et-vient des gens de guerre, réquisitions forcées au profit des régiments français. La population manifesta sa mauvaise humeur en fournissant de l'aide au clergé clandestin, et par la désertion des jeunes qui refusaient de se battre dans les armées françaises. Les Représentants en Mission du peuple Français répliquèrent en ordonnant, en 1794, la déportation forcée de villages entiers du Labourd (Sare, Ascain, Souraïde, Espelette…) vers les Landes ou le Lot-et-Garonne. Des centaines de ces déportés moururent et les autres furent ruinés.


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