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Alarde d'Irun

Durant la nuit du 29 au 30 juin 1522, jour de San Martzial, en raison de l’incursion de troupes françaises et allemandes sur la rive gauche de la Bidassoa, la milice de la ville d’Irun répliqua nuitamment. Cette petite armée composée d’anciens, de femmes et d’enfants peu au courant des affaires de guerre opéra une diversion en attirant l’attention des troupes ennemies (passablement enivrées, paraît-il) avec des torches, leur faisant croire qu’elles étaient attaquées par le flanc. En fait, c’est par une attaque surprise par l’arrière-garde que les habitants d’Irun obtinrent une victoire retentissante sur le mont Aldabe, plus connu comme San Martzial depuis cette date.
Pour commémorer ce fait historique et remercier le Tout-Puissant, les chapitres séculier et ecclésiastique firent la promesse de se rendre le 30 juin de chaque année en procession jusqu’au sommet de la colline (224,8 m) où a été érigé par la suite un ermitage en l’honneur du saint de ce jour.


Cette tradition se perpétue toujours, avec la célébration d’un alarde et une procession jusqu’à l’ermitage le jour de San Martzial (30 juin). Depuis plusieurs années « coexistent » et « cohabitent » deux défilés, l’un « traditionnel » composé uniquement d’hommes avec toutefois une cantinière par « bataillon », et un autre « mixte ». Parcours et horaires diffèrent pour éviter des frictions entre les deux armées…

L’alarde constitue le temps fort des fêtes patronales d’Irun. Si, dans le temps, les bataillons étaient composés des seuls habitants des quartiers de la ville, depuis quelques années quelques Hendayais sont acceptés dans quelques compagnies.










Le 31 août 1813, la seconde bataille de San Martial mit fin à la Guerre de l'Indépendance. Avec leur victoire dans cette bataille, les troupes espagnoles et les Anglo-portugais du Duc de Wellington vainquirent les troupes napoléoniennes dans une bataille sanglante.


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