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Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne

La chapelle Notre-Dame-de-Sokorri a une origine légendaire. Elle aurait été édifiée par les marins hendayais en reconnaissance de la protection mariale pendant le siège de La Rochelle.
Bien que la date de la fondation de la chapelle Notre-Dame-de-Sokorri ne soit pas certifiée, on peut la situer entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Deux faits se disputent l’origine de cette fondation. Les sources historiques penchent pour une édification au XVIIIe siècle, à la faveur d’une recrudescence généralisée de la dévotion mariale.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
La légende rattache quant à elle la chapelle au XVIIe siècle. En 1627, la flotte hendayaise - Hendaye est alors un quartier d’Urrugne - participe au siège de La Rochelle. Une soudaine accalmie du vent la met en position de faiblesse face à l’armée anglaise. Les marins paniqués invoquent la Sainte Vierge pour le retour du vent et promettent l’édification d’une chapelle votive si celle-ci vient à leur secours. Sauvés, les marins tiennent parole et édifient une chapelle qu’ils baptisent, en souvenir de cette intervention providentielle, Notre-Dame-de-Bon-Secours, Sokorri en basque.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne

Respectant les traditions géographiques des lieux de culte, la chapelle est située au sommet d’une colline qui offre un panorama exceptionnel sur le golfe de Gascogne. Elle est orientée vers l’est selon la coutume chrétienne archaïque. Le fronton abrite une prière à la madone en basque : « Ama socorricoa otoits egizu guretzat » ou « Notre-Dame de Sokorri, priez pour nous. »
Un cimetière jouxte la chapelle. Il comporte 29 stèles discoïdales et deux croix, l’une en pierre, l’autre en métal. Malgré la tradition basque de placer les sépultures près de la chapelle, ces stèles sont édifiées autour du site. Elles sont effectivement les sépultures des victimes de l’épidémie de choléra de 1855, si nombreuses qu’il ne reste plus de place pour les accueillir de manière traditionnelle et que le cimetière doit être agrandi.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne






La chapelle Notre-Dame-de-Sokorri fait partie des sites dévastés pendant la Révolution. Mise en ruine en 1793, elle reste à l’abandon jusqu’en 1830, date à laquelle les Urruñars, soutenus financièrement par la commune, se décident à la reconstruire.

Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
Afin de rappeler le patronage originel de la Vierge Marie, les habitants remplacent la statue initiale, disparue pendant la Révolution, par un tableau de la Vierge à l’Enfant. Encadré de deux angelots en staff, le tableau représente la Madone écrasant un serpent croquant une pomme. Cette œuvre proviendrait du couvent des Récollets de Ciboure tout proche. Depuis sa reconstruction, la chapelle fait l’objet de restaurations régulières.


de nos jours - Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne - photo mairie d'Urrugne
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