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Le Port Vieux à Biarritz

Le village perdu dans la lande était à l'origine constitué de deux centres de peuplement : l'un sur les hauteurs au quartier de l'église Saint-Martin, et l'autre au port vieux.

Au Moyen âge et jusqu’en 1650, Biarritz n’était qu’un port baleinier.

Ce fut à partir de 1780 que le vieux port (la plage du Port Vieux actuelle) ne fut plus utilisée, pour s'installer de l'autre côté du plateau de l'Atalaye au pied de la place Ste Eugénie.


Le Port Vieux connut très tôt la faveur des baigneurs. Pierre Moussempès, maître-charpentier, adressait en février 1784 au lieutenant-général de l'amirauté à Bayonne une requête : il souhaitait placer au Port-Vieux des loges ou guérites pour les étrangers qui cherchaient à se déshabiller " en cachette avec plus de sûreté ". Mais la communauté de Biarritz s'opposa au projet.

En 1840, un peuple tout entier barbotait au Port-Vieux. Grandes dames, marchandes et grisettes, en longues blouses, pantalons de laine et chapeaux de paille se mêlaient aux banquiers, armateurs et commis.







Devant l'affluence, " la mère Albiran " eut l'idée, comme Moussempès avant elle, de planter une toile de tente grise sur le sable. Elle en eut pour dix écus. Dès la première année, cette installation sommaire lui en rapporta plus de mille. L'idée était lancée. Des marins vinrent installer des baraques en planches équipées de bancs et de porte-manteaux.
Un établissement de bains remplaça en 1859 les baraques. 

Deux corps de construction en bois avec toit de tuiles, l'un à l'usage des dames et l'autre des messieurs, rejoignaient par une galerie l'escalier de pierre menant à la place. Pour se protéger des ardeurs du soleil, tous assiégeaient la partie nord réservée aux dames.





Démoli par la tempête en 1922, on procéda à la construction d'un nouvel établissement de bains nécessitant l'aménagement des sous-sols et l'installation de distribution d'eau chaude et de séchoirs.







Avec cet agrandissement, 252 cabines, dont 24 de luxe, étaient proposées soit une augmentation de 96 cabines. Il disparut dans le bombardement de 1944.













Enfin, ce fut en janvier 1952 que, grâce à la collaboration de trois architectes de Biarritz, MM. Marcel père et fils et Brana, l'établissement de bain, tant éprouvé par le bombardement, allait être aménagé et pourvu des installations des plus modernes. 

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