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La Villa Velleda et Bolo Pacha


Construite en 1897 sur le plateau du phare à Biarritz, la maison fut baptisée Velleda (actuellement Villa Le Manoir), du nom de la druidesse qui formenta la révolte de sa tribu germanique contre l'Empire romain.

A peine achevée, elle fut rachetée par Fernand Muller, négociant en champagne. Il mourut en avril 1904, un an après son mariage avec Pauline Moiriat, chanteuse de music-hall.
Celle-ci épousa Paul-Marie Bolo, plus connu sous le nom de Bolo Pacha. Avec cet aventurier, Velleda entra dans l'Histoire.

Fils d'un clerc de notaire provençal, cet ancien élève du séminaire avait tâté de tous les métiers. Le khédive lui accorda le titre de pacha pour avoir pourvu son harem.

Le couple jonglait avec les millions. Bolo lançait des invitations au Tout-Biarritz.


En janvier 1917, Aristide Briand mais aussi Clemenceau ordonnent une enquête. Les services secrets français durant l'année 1917 établissent un lien direct entre Bolo et une banque américaine sise à New York : divers comptes en France au nom de Bolo ont été crédités d'un total de 11 millions de marks émis par la Deutsche Bank via la banque américaine. (On découvrit que Bolo s'était fait " le caissier de la propagande allemande ". Il avait aidé le député Humbert à acheter " Le Journal " (réputé pour organiser une campagne défaitiste sur des fonds provenant de la Deutsch Bank déposés au nom de Bolo).

Sur le plan local, on l'accusait, bien que ce chef d'accusation n'ait pas été retenu contre lui, d'avoir par la fenêtre au-dessus de l'entrée, fait des signaux lumineux à des sous-marins allemands au large.

Bolo est arrêté à Fresnes en septembre 1917. En février 1918, Bolo est déféré devant le Conseil de guerre de Paris. 
Durant le procès, Bolo nie les faits. 
Bolo est condamné à mort le 14 février, le président Raymond Poincaré refuse de signer sa grâce.
Il est exécuté le 17 avril 1918 au fort de Vincennes.



Bolo Pacha durant le procès en 1918

Bolo Pacha durant le procès en 1918

La Villa Velleda et l'hôtel Régina en 2014

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