Nombre total de pages vues

jeudi 28 avril 2016

Macaye - Makea

Blotti au pied du mont Ursuia, Macaye, Makea en basque est un petit village labourdin de 530 habitants.
Le toponyme de Macaye est un composé de "mehaka" qui signifie défilé et hegi, qui signifie "bord, crête". Ainsi Macaye, anciennement mehaka-hegi signifie : "lieu au bord du défilé".

Le village de Macaye
Le village de Macaye



En 1790, Macaye fut le chef-lieu d'un canton comprenant les communes de Macaye, Mendionde et Louhossoa, et dépendait du district d'Ustaritz.

Les habitants du village sont les Makears.
Macaye de nos jours - photo Harrieta 171

mardi 26 avril 2016

Il y a 79ans le bombardement de Gernika

Le lundi 26 avril 1937, jour de marché à Gernika, quatre escadrilles de Junkers Ju 52 de la Légion Condor allemande ainsi que l'escadrille VB 88 de bombardement expérimental (composée de Heinkel He 111 et de Dornier Do 17), accompagnées par des bombardiers italiens (Savoia-Marchetti SM.79) de l'Aviazione Legionaria et escortées par des avions de chasse allemands (Messerschmitt Bf 109), procèdent au bombardement de la ville afin de tester leurs nouvelles armes. (Le bombardement de Gernika est célèbre pour avoir été le premier tapis de bombes et le premier bombardement alternant bombes explosives et incendiaires).

 

L'attaque commence à 17 h 30 à la mitrailleuse puis aux bombes explosives et enfin aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelque 60 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions quittent le ciel de Guernica vers 20 h . A ce moment, 1/5 de la ville était en flammes, et l'aide des pompiers de Bilbao (3 h après le bombardement) s'avérant inefficace, le feu se propagea à environ 70 % des habitations.


 


Franco, sous la pression internationale faisant suite aux révélations du Times, affirme, en s'appuyant sur la Dépêche Havas de Gernika, que la Luftwaffe n'aurait pu voler le 26 avril pour des raisons climatiques, et que la destruction de Gernika est due aux Basques républicains qui auraient incendié et dynamité la ville dans leur fuite. Ce mensonge du futur Caudillo fut plus tard reconnu unanimement.

 








En 2004, sur demande expresse d'un député basque, le gouvernement espagnol a même reconnu officiellement la responsabilité du gouvernement de l'époque

 

samedi 23 avril 2016

La gare de Biarritz la Négresse

cliquer sur l'image pour l'agrandir
L'impératrice Eugénie ne voulait pour rien au monde une grande station de chemin de fer trop près de sa douce villégiature. 
On construisit donc, en 1864, une gare dans le quartier de la Négresse.  
Jusqu'à l'édification de la gare de Biarritz Ville en 1911, elle fut reliée au centre par un service d'omnibus.






Jusqu'au 1er juin 1980, la gare de Biarritz Ville fut relié à la Négresse par la "Micheline".
cliquer sur l'image pour l'agrandir

vendredi 22 avril 2016

Les petits métiers : le ferblantier ambulant

A côté de la chaudronnerie, qui ne travaille que le cuivre ou le bronze, s’est développée l’industrie du fer blanc, qui consiste dans la fabrication d’objet faits avec des feuilles de fer mince trempées dans de l’étain en fusion. Le procédé de fabrication passe pour avoir été inventé en Bohême, à la fin du XVe siècle.
Colbert se donna beaucoup de peine pour l’introduire en France ; il chargea un représentant du roi de France en Allemagne, l’abbé de Gravel, de corrompre quelques ouvriers allemands et de les amener en France. L’abbé y réussit, et ces ouvriers fondèrent à Beaumont dans le Nivernais la première fabrique de ferblanterie.

cliquer sur l'image pour l'agrandir
Cette carte postale qui date de 1910 montre le ferblantier ambulant avec sa petite charrette et son attelage de chiens. Autour de lui, probablement la future clientèle pour des ustensiles de ménage ou de jardinage en acier galvanisé.

jeudi 21 avril 2016

Les casemates et la place d'Armes de Bayonne

Cette carte postale, prise au tout début du XXe siècle, depuis la citadelle, permet de visualiser une partie du système défensif de Bayonne.


Le Grand Bayonne, matérialisé par le théâtre et la cathédrale, sont protégés par le Réduit au confluent de la Nive et de l'Adour. 
En aval, la place d'Armes (actuelle place Charles de Gaulle) se termine par la porte Marine et des casemates intégrées au rempart.





Pour mémoriser l'emplacement des casemates aujourd'hui disparues, 
le kiosque à musique de la place d'Armes est un bon repère visuel.
Voici un photo montage qui retrace le passé militaire de Bayonne.

Photo 1 : Vers 1900, la courtine de l'enceinte s'élève encore à gauche de la place d'Armes


Photo 2 : 1905, la courtine intégrant les casemates est en cours de démolition.


Photo 3 : 1918, la place d'Armes est débarrasser de l'enceinte.




Les casemates étaient intégrées dans la courtine de l'enceinte jouxtant la place d'Armes. Elles abritaient des magasins à poudre ainsi que des écuries.



La porte Marine marquant la limite occidentale des fortifications du Grand Bayonne. On aperçoit sur la carte postale les rails du tramway.









De la place d'armes à la Place Charles de Gaulle

mardi 19 avril 2016

les chapelles Sainte Madeleine & Saint-Joseph à Bidart

Au bord de la falaise, la chapelle Sainte-Madeleine, chère aux pèlerins de Compostelle, fut détruite en 1817 par une tempête et reconstruite en 1820.
Selon une tradition, des corps de mains auraient été ensevelis devant son entrée.

La chapelle Sainte-Madeleine

La chapelle Sainte-Madeleine

La chapelle Sainte-Madeleine de nos jours
  
La chapelle Saint Joseph des Falaises de Bidart, située chemin de Parlementia, domine l’océan et la plage de Parlementia.

Son porche, relativement vaste par rapport à sa taille, permettait de suivre les cérémonies de l’extérieur. Il était peut-être réservé aux cagots.

Les cagots étaient soit des descendants de lépreux, soit des populations affaiblies par la consanguinité, soit les descendants d’un peuple vaincu par les armes et, à ce titre, frappé de nombreuses interdictions.

La première mention de la chapelle Saint Joseph date de 1684 mais elle a, peut-être, été bâtie plus tôt.



La chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph

La chapelle Saint-Joseph de nos jours

Elle fut utilisée comme « parlement » d'où le nom du quartier de Parlementia, pour régler des affaires intercommunales entre Bidart et Guéthary. En 1792 notamment, on s'y réunissait pour désigner les officiers, sous-officiers et caporaux de la garde nationale des deux communes.

A l’intérieur de la chapelle, le retable, restauré récemment, présente une statue de saint Joseph portant l’enfant Jésus et à sa droite une statue de la Vierge.

Le patronage de saint Joseph s’explique aisément. C’est, en effet, le patron des menuisiers et charpentiers, professions qui s’exercent dans la construction des maisons mais aussi des bateaux.



A voir également sur ce blog : la chapelle d'Ur-Onea à Bidart

samedi 16 avril 2016

L'octroi à Bayonne et Biarritz

Les bureaux de l'octroi* étaient chargés au XIXe siècle d'encaisser les taxes qui frappaient certains produits entrant dans les villes. Pour donner une idée de chiffres : en 1877 les contributions directes représentaient à Biarritz un apport de 116 millions de francs tandis que l'octroi rapportait 124 millions.
En cas de fraude, les préposés pouvaient dresser procès verbal et faire payer des amendes ou confisquer les marchandises non déclarées.

Lorsque la ville de Bayonne décida dans les années 1870 de supprimer la perception de l'octroi, Biarritz eut peur pour son commerce, car le prix pratiqués sans octroi étaient plus bas.

L'octroi à Bayonne

L'octroi à Bayonne

L'octroi à Bayonne


En 1879, Biarritz comptait 13 employés d'octroi. En 1894, le conseil municipal décida l'extension du périmètre de l'octroi sur sa commune comme ici près de l'église Saint-Martin.


L'octroi à Biarritz

En 1903, la plus importante partie des ressources ordinaire de Biarritz provenait de cette taxe.

L'octroi disparut à la suite de l'ordonnance ministérielle de 1948.

Source : Mémoire en images Biarritz de Monique & Julie Beaufils

*(Le terme « Octroi » vient d’octroyer qui signifie accorder : La ville octroie (accorde) l'entrée de marchandises en échange d'une taxe.
Mais cette taxation était complexe, avec un tarif variant de 5 à 20% suivant les produits. On peut relever dans les rapports d’activité la liste des denrées et produits taxés:
La bière : 10%, le vin, l’alcool pur contenu dans les eaux de vie, l’absinthe, esprits, liqueurs et fruits à l’eau de vie: 9%, la viande de porc 5%, de bœuf 6%, de mouton 8%, d’agneau 9%, la charcuterie et les volailles : 10%, le beurre et les fromages: 5%, etc....

On y retrouve donc tous les produits de l’économie locale avec encore : la viande salée, les abats, le son, l’avoine, l’orge, le foin, le fourrage, le vinaigre, le bois à brûler, le coke, le charbon, le bois, les sarments, les bougies, les cierges, les chandelles, le saindoux, les huiles minérales, la chaux, le plâtre, le ciment, les briques, les tuiles, les menuiseries, le blanc de céruse et même le savon ordinaire…
)