Le livre de la semaine : l'affaire Stavisky

L'affaire Stavisky de Jean-Michel Charlier et Marcel Montarron aux éditions Atlantica.



L’affaire Stavisky fut l’un des plus grands scandales français du xxe siècle. Il en résulta un séisme politique puis la chute du gouvernement, mais aussi des émeutes à Paris réprimées dans le sang.

Retour sur les faits : Alexandre Stavisky, fils d’immigrés russes, marié à un ex-mannequin de Chanel, exerce l’art de la manipulation financière et multiplie les arnaques. Dans son genre, « Le beau Sacha » est un touche-à-tout : bijoux, voitures, chèques, actions... tout ce qu’il vend est falsifié. Menant grand train, sa vie balance entre luxe et voluptés. Mais une dernière affaire portant sur des « bons d’emprunt » émis par le Crédit municipal de Bayonne précipite sa chute, entraînant avec lui un grand nombre de personnalités du monde politique, de la presse et de la justice.

Le 8 janvier 1934, son cadavre est retrouvé dans un chalet de Chamonix. Les circonstances de sa mort demeurent éminemment troubles : assassinat ou suicide ? Le Canard enchaîné tranchera, avec l’un de ses titres les plus célèbres : « Stavisky se suicide d’un coup de revolver... 
qui lui a été tiré à bout portant. »



Ainsi l’opinion publique soupçonne-t-elle des politiques d’avoir fait assassiner l’escroc pour empêcher la dénonciation de ses complices.

Reprenant les faits de manière chronologique, les auteurs du livre s’emploient à élucider cette affaire aux innombrables origines et conséquences. Suivant avec précision les épisodes qui conduisirent à l’arrestation de Stavisky, ils font parler les acteurs de l’affaire : le fameux Bonny, Gilbert Ramognino et Jo-les-Chevaux- Blancs, le commissaire Charpentier, le juge Rabut, le baron de Lussatz, Carbone, Spirito.

Un livre digne des grands romans de série noire, qui lève le voile sur les dessous d’un scandale et sur la personnalité d’un escroc de la finance... un Bernard Madoff avant l’heure.


L'affaire Stavisky de Jean-Michel Charlier et Marcel Montarron aux éditions Atlantica 

Le dicton du 22 juin

"Oro erreka, Bidarraiko" (Bidarray, pays de ravins)

Dictons du Pays basque

Le village de Saint-Just Ibarre - Donaixti-Ibarre

En Basse Navarre, Saint-Just Ibarre est un petit village de l'Oztibarre, situé au pied du col d'Osquich.




Le nom basque est Donaixti-Ibarre.

Le nom du saint patron, Just, a d'abord été donné à l'église seule. C'est le nom d'un saint martyrisé à l'âge de treize ans, à Alcada de Henarès, en Espagne au IVe siècle.
Ibarre se traduit par "vallée".



Les deux communes Saint-Just et Ibarre se sont réunies le 25 juin 1841.




Les habitants sont Donaixtiar.



Saint-Just Ibarre de nos jours




Michel Garicoits est né dans ce village. Certains disent qu'il était le « dernier Saint » du Pays Basque. Il fut vicaire à Cambo les Bains vers 1820, professeur de philosophie puis directeur au grand séminaire de Bétharram (Béarn), fondateur de la Congrégation le "Sacré-Coeur de Jésus de Bétharram" dont les membres sont enseignants ou missionnaires en Amérique du Sud. Dans le cadre de l'enquête menée par l'Eglise sur les apparitions de la Vierge à Lourdes, l'évêque de Tarbes lui enverra Bernadette Soubirous en 1858. Puis il fut béatifié en 1923 et canonisé en 1947. Chaque année, le dernier mercredi du mois d'Août, un pèlerinage lui rend hommage.

Le dicton du 21 juin

"Udako solstizioa egun, me sinesten baduzu, utzi emakumea eta beira hartu" 
(Au solstice d'été si tu m'en crois, laisse la femme et prends le verre)

La pierre romaine d'Hasparren

Flamen item /du(u)mvir qu(a)estor/ pagiq(ue) magister/Verus ad August/um legato mu/nere functus/ pro novem opt/inuit populis se/ iungere Gallos/ Urbe redux ge/nio pagi hanc/ dedicat aram.
« Flamine, duumvir, questeur et magister du canton, Verus ayant accompli la mission qui lui avait été confiée auprès de l'empereur, obtint pour les Neufs peuples qu'ils se séparent des Gaulois ; à son retour de Rome il dédie cet autel au génie du canton ».




Il s'agit d'une inscription découverte dans les fondations de l'autel de l'église en1660.



Cette inscription se trouve actuellement à la mairie. Une copie est placée dans une niche vitrée ménagée dans le mur sud de l'église, accompagnée de sa traduction.
Le texte est gravé sur un bloc de marbre des Pyrénées qui mesure 68,3cm de hauteur, 32,8cm de largeur et 15 cm d'épaisseur à l'origine. Il a été raboté à une date non déterminée et l'épaisseur n'est plus que de 5 cm environ. Côtés et dos sont enduits de ciment.
Les lettres ont entre 3,5 et 4cm de hauteur. La dernière ligne n'est pas de la même facture que les autres.
Au moment de la découverte d'autres fragments auraient été mis au jour. L'autel aurait présenté sur l'un des côtés un élément sculpté (une patère à offrandes ?) et aurait porté, sur une autre face que celle qui est conservée (dont rien ne dit qu'elle était la face principale) un texte constituant la version en prose du texte en vers qui nous est parvenu. Ce texte perdu aurait pu contenir les indications nécessaires à l'identification de l'empereur concerné et à celle de l'auteur de l'inscription. 
Qui est Verus, auteur de la dédicace ?
Selon l'analyse faite par G. Fabre et JP. Bost*, sa carrière est exposée dans un sens descendant.
La première charge mentionnée est celle de flamine, prêtre du culte impérial, charge qu'il a peut-être exercée à Dax ou à Saint-Bertrand de Comminges. Charge importante sans doute exercée en dernier.
Précédemment, Verus aurait fait carrière dans le chef-lieu de cité, Dax. Il a été duumvir (charge administrative exercée à deux) et questeur (sorte de percepteur).
Ce notable a sans doute commencé sa carrière à Hasparren par une responsabilité de type cantonal « magister pagi » (administrateur du pagus, division administrative antérieure à la conquête et maintenue dans les provinces par Rome). 
Sous quel empereur Verus a-t-il accompli son ambassade à Rome (Urbs) ? Dans quel cadre ?
Le problème de la datation se pose depuis la découverte du texte dont il manque apparemment la fin.
Dans l'inscription, « se iungere » indiquerait une séparation dont la nature est traditionnellement réduite à 3 possibilités : fiscale, militaire et provinciale, cette dernière ayant été avancée dès l'époque de la découverte de l'autel. L'empereur aurait séparé complètement des Gaulois les « vrais Aquitains » sur le plan administratif, mais cela s'inscrit non dans la satisfaction d'une revendication locale (concilium des Neuf Peuples) mais dans un vaste programme de réformes de l'époque de Dioclétien (morcellement des grands ensembles territoriaux et formation des diocèses).
Les Neuf Peuples constituent, depuis cette réforme une province séparée des deux Aquitaines comme le montre vers 312, la liste de Vérone (liste des cités romaines).
Selon G.Fabre et J.-Pierre Bost, la date de l'ambassade pourrait se situer entre 222/244 ou alors entre 270/274-282.
Sources : G.Fabre, J.P Bost, L'inscription d' Hasparren, Aquitania
1988.

Le dicton du 20 juin

                                              "Ohoin handiak urkarazten txikiak" 
                                              (Les grands voleurs étranglent les petits)



Les armoiries de Ahetze

" Parti au 1 d'or au lion rampant de gueules tenant entre ses pattes une croix processionnelle à six clochettes le tout de sable ; au 2 d'azur au bâton de pèlerin d'or posée en pal, surmontée de deux coquilles du même"



Le lion labourdin tient une croix processionnelle du XVI° siècle. Le bâton de pèlerin et les coquilles, sont des symboles jacquaires, évoquant une maison Ospitalia qui recevait les pèlerins, même si la commune se situe plutôt à l'écart des deux principaux axes labourdins Bayonne - Urdax (par Ustaritz, Souraide et Ainhoa) et Bayonne Hendaye.
Cette croix processionnelle toute en argent, est une très belle pièce d'orfèvrerie du XVI° siècle ; les apôtres sont représentés en médaillon sur le nœud de la croix.
La paroisse d'Ahetze est citée en 1083 dans le Livre d'Or de Bayonne ; deux maisons ont une citation médiévale : Akarreta et Haranbilaga en 1249.

Ces armes communales ont été composées et adoptées en 1996.

Source : Guy Ascarat