Les Tramways sur le BAB

A l'heure actuelle sur le BAB, on entend parler de Trambus, de la future utilisation de la voie du souffre pour les passagers ainsi que le projet (qui date de 2013) de la navette fluviale entre Boucau et Bayonne, Eureka, le BAB est en route pour de nouveaux moyens de déplacement urbain... Mais déjà au début du XXe siècle sur le BAB, trois tramways étaient en circulation plus le bateau l'Eclair entre Peyrehorade et Bayonne. 

En 1873, Etienne Ardoin ancien gouverneur du domaine impérial de Biarritz, demande une concession pour un chemin de fer entre Bayonne et Biarritz. Les travaux commencent et le chemin de fer est inauguré le 10 juin 1877




La gare est établie sur des terrains achetés à un particulier près de la place d'armes, sur les allées Paulmy, à proximité du cinéma de la Féria. 






Devant le succès du BAB, un autre projet de liaison surnommée BLB pour Bayonne – lycée de Marracq - Biarritz, est établi. Le terminus est situé sur la place d'Armes. Présenté par le financier belge Edouard Empain, le projet est adopté par un décret d'utilité publique de 1885.




Après le BAB et le BLB, en 1902 est émis un avis favorable à l'établissement d'un nouveau tramway entre Bayonne et Hendaye en passant par la côte. A partir de 1933, le bilan devient déficitaire à cause de la concurrence des autocars chausson, de la crise économique et du développement de l'automobile. Toute activité cessera le 1er novembre 1935.




L'Eclair devant le théâtre avant la Deuxième Guerre Mondiale.

Le dicton du 24 février

"San-Matias, erein tuk azaziak bilduren tuk aza andiak"
(St-Mathias, tu as semé des semences de choux, tu récolteras de grand choux)

*Chaque peine mérite belle récolte.

Dictons et proverbes du Pays Basque

Dictons et proverbes du Pays Basque

Dictons et proverbes du Pays Basque

Pigeonnier, ancienne mairie de Guiche

Le petit bâtiment édifié à l’entrée du cimetière de Guiche serait l’ancien pigeonnier de la maison noble de Labadie, devenue abbaye laïque à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle et détruite depuis.
On ignore la date de construction du pigeonnier. On sait en revanche qu’à partir de 1760, il est entièrement restauré et agrandi. De taille modeste, le bâtiment construit en moellons de calcaire repose sur trois colonnes en pierre à chapiteau toscan.
Il est traversé à son entrée par un escalier de distribution extérieure droit à degré convexe de douze marches en calcaire de Bidache. Cet escalier conduit au cimetière ainsi qu’à la salle haute du pigeonnier.

Pigeonnier, ancienne mairie de Guiche

La façade de cette salle située à l’étage est en pans de bois recouvert d’enduit. Sous l’Ancien Régime, la salle haute du pigeonnier sert de lieu de réunion aux assemblées paroissiales qui regroupent les maîtres de maison.

De 1850 à 1863, le petit bâtiment abrite une école communale. Puis il est aménagé en mairie jusqu’en 1970, date à laquelle est construit l’actuel Hôtel de Ville de Guiche.

Le livre de la semaine

Pays Basque 1900 a sélectionné comme livre cette semaine :

Trains oubliés des Pyrénées Atlantiques d'hier à aujourd'hui de Pascal Lambérieux aux Editions Sutton.

Le rail arrive dans les Pyrénées-Atlantiques, à Bayonne, en 1857, en provenance de Dax et de Bordeaux, sur les voies de la Compagnie du Midi. Pau est atteint en 1859, toujours depuis Dax, et la transversale Bayonne-Pau avec prolongement vers Toulouse est terminée en 1867. Dès ce moment, l’ossature du réseau du département est constituée. De 1880 à 1900, le réseau s’étoffe sous l’impulsion du plan Freycinet visant à atteindre par le rail toutes les préfectures et sous-préfectures. Mais contrairement aux autres départements, ici ne vont s’ouvrir que de petites lignes en cul de sac, des « antennes » qui vont toutes buter sur les Pyrénées. Après 1918, le réseau va finalement s’agrandir d’une des rares lignes ouvertes entre les deux guerres : le mythique transpyrénéen Pau-Canfranc. Mais pour les chemins de fer à voies étroites, c’est la déroute. Entre la mise en service de la dernière ligne en 1924, à l’apogée du réseau, et les premières fermetures en 1931, il ne s’écoule que 7 ans. Le réseau à voie normale (SNCF) va résister jusqu'en 1969, date des premières fermetures. Peut-être avez-vous déjà remarqué ces gares et ces viaducs sans rails ? Entre images d’aujourd’hui et cartes postales anciennes, nous allons suivre le parcours de 15 lignes disparues en Béarn et en Pays Basque.

Trains oubliés des Pyrénées Atlantiques d'hier à aujourd'hui de Pascal Lambérieux aux Editions SuttonEn vente dans les librairies.

Le dicton du 22 février

"Ardi bat doean lekutik oro" (Là où va la brebis, par toutes les autres est suivie)

Photo Jacques Blot - Artzainak

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort de Gaztelu-Zahar est construit à Hendaye en réaction aux conflits incessants avec l’Espagne, nécessitant la présence d’un bâtiment militaire à la frontière.



Le plan du fort d'Hendaye en 1725
Gaztelu-Zahar signifie le « vieux fort » en basque. Il est édifié en 1618 sur l’ordre de Louis XIII. Constatant la potentielle vulnérabilité du fort, Louis XIV en ordonne l’embellissement et le renforcement, réalisé par Vauban en 1685.

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye


Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye



Conséquence logique de sa situation frontalière, aux premières loges des invasions, le fort est entièrement détruit en même temps que toute la commune d’Hendaye en 1793 alors que l’armée espagnole soutient le parti royaliste français à l’heure de la Révolution.
Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye

Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye
Après sa destruction en 1793, le fort n’est pas reconstruit. En revanche, ses ruines sont encore visibles près du monument aux morts d’Hendaye, proche de la Bidassoa. S’y trouvent encore quelques canons tournés vers Hondarribia.


Le Fort Gaztelu-Zahar à Hendaye