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Le dicton et l'histoire du jour : Les halles de Biarritz

"Jan eta edan eta pakea eman" 
(Mange et bois et donne la paix)


Le 11 mai 1847, la Municipalité décide d'étudier le projet de construction d'une halle pour abriter le marché aux volailles, boucherie, charcuterie établi jusque-là en plein air place de de la Foire (actuelle place Bellevue). 

Mais un biarrot, M. Russac ayant déjà construit une halle particulière, dite halle Russac, dans sa propriété de la rue d'Espagne (actuelle rue Gambetta).
Le conseil municipal, présidé par le docteur Adéma, maire, signe le 18 mai 1862 un contrat de location de ce bâtiment pour une durée de quinze ans.

Durant ces années, Biarritz est en plein essor, et la construction d'une halle ou marché couvert devient indispensable.

Le projet en tant que tel est lancé en 1883. Et c'est à un architecte landais de Mont-de-Marsan, Alexandre Ozanne, que l'on doit le dessin de la grande halle, seule construite à ce moment-là. L'inauguration a lieu le 12 avril 1885.


Il fallut attendre 1921 pour voir un projet d'agrandissement vers la rue Gambetta. Ainsi naissait la halle aux poissons.



Petite curiosité : durant les travaux de construction en 1884 un bloc d'ophite fut trouvé. Il fut transporté au moyen d'un attelage de bœufs et placé juste à droite de l'entrée de la passerelle du Rocher de la Vierge, où il se trouve toujours.




La rue des Faures à Bayonne


A Bayonne, dans le périmètre de l'ancien castrum de Lapurdum, la rue des Faures doit son nom à la corporation des Forgerons (faures) qui s'y était installé au Moyen-Âge.
Les forgerons bayonnais jouissaient d'une grande réputation comme fabricants d'armes et on leur prête l'invention de la baïonnette.

Le dicton du 22 septembre

"Nagia beti lantsu" 
(Le fainéant est toujours très occupé)

Bayonne en 1909


Le dicton et l'histoire du jour : les moulins

"Perdre le grain de dedans le sac 
ou la farine de la poche, la perte est la même"
Proverbe basque 1845




Les Basses Pyrénées comptent 1 530 moulins en 1891, mais il y en eut 3 002 en 1811.
Le long des cours d'eau, ils furent au nombre de quatorze à Saint Etienne de Baigorry au XVIIIe siècle. Saint Pée sur Nivelle en possède huit au début du XXe siècle.


A Urepel, dans la vallée des Aldudes, trois moulins sur la Nive et se partagent le travail de 800 habitants. Un à Bunus, pour moins de 300 âmes, un à Aroue pour 402 habitants.
Mais comme la farine qu'il moud, le meunier est indispensable et le sait. Le fils succède au père et se marie dans une autre famille meunière. On reste autant que possible entre soi, cousinant volontiers, conscient d'appartenir à une caste.


Le meunier est souvent plus évolué que le reste de la population, parfois alphabétisé plus tôt, car il faut pouvoir gérer le paiement des loyers en argent et en nature.


Toujours on l'accueille avec joie, il apporte la farine, il emporte le grain à moudre, mais aussi il véhicule les nouvelles du village et des autres fermes. Il est un lien et également un notable, situé dans la hiérarchie villageoise, après le curé et l'instituteur mais avant le maire !


Les meuniers, hélas, seront, avec le temps, de moins en moins nombreux pour finir par disparaitre complètement face aux minoteries.







Le livre de la semaine : le style Gomez architecture et arts décoratifs

Le style Gomez (Benjamin et Louis) Architectures et Arts décoratifs de Isabelle Saphore aux Editions Atlantica

« Mon frère est surtout décorateur, je suis surtout constructeur, mais nous étudions ensemble construction et décoration. Mon frère, cependant, conçoit seul ses ameublements », ainsi s’exprimait Louis Gomez en 1931, à propos du tandem qu’il formait avec Benjamin.



Complémentaires dans leurs talents, ils ont créé quelques unes des œuvres les plus abouties du style néo-basque de l’entre-deux-guerres, conçues comme un tout, où architecture, décor et mobilier se conjuguent admirablement. Militant pour la cause régionaliste tout en restant au fait des tendances les plus modernes, les frères Gomez ont su mêler les modèles basques aux lignes sobres de l’Art déco.
De la Côte basque à la station balnéaire d’Hossegor, ce livre offre un vaste panorama d’une œuvre passionnante que de nombreux documents graphiques originaux (plans, croquis, aquarelles) viennent enrichir.


Le style Gomez (Benjamin et Louis) Architectures et Arts décoratifs de Isabelle Saphore aux Editions Atlantica

Le dicton du 20 septembre

"Eguzkia guzientzat argitzen"
 (Le soleil brille pour tous)

Le dicton et l'histoire du jour : les transports

"À celui qui ne veut pas porter la selle, 
qu'on lui mette le bât sur le dos"
Proverbe basque 1845



A l'aube de la IIIe République, il y a peu de routes encore. Celle d'Arnéguy ouvre en 1881, celle d'Hendaye-Plage en 1887.


De Bayonne, il faut passer par Hasparren pour se rendre à Saint Jean Pied de Port, des bacs coupant l'itinéraire qui suit plus au sud, la vallée de la Nive.
Deux jours sont nécessaires pour couvrir, en voiture attelée, la soixantaine de kilomètres qui séparent les deux villes.


Les automobiles, en leur début, sont rares et chères, réservées à de grosses fortunes locales et, surtout, aux riches familles en villégiature sur la côte.



Les pataches, assurent le transport en commun là où le train ne passe pas encore. De Saint Jean Pied de Port à Saint-Palais et Mauléon, d'Hasparren à Cambo et Bayonne.