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samedi 28 mai 2016

Le Port des Pêcheurs de Biarritz

Ce fut à partir de 1780 que le vieux port (la plage du Port Vieux actuelle) ne fut plus utilisée, pour s'installer de l'autre côté du plateau de l'Atalaye au pied de la place Ste Eugénie.
Les premières installations étaient sommaires, Puis Napoléon III le réaménagea tel qu'il est actuellement avec sa succession de bassins clos par des môles.

Le port était réservé aux pêcheurs qui s'y installaient à titre gracieux, en échange ils devaient céder une part de leurs prises pour pourvoir à l'entretien des lieux. Il y avait trois vapeurs, trente-deux barques, soit au total 262 hommes d'équipage.


Chaque pêcheur avait sa baraque de pêche ou "crampotte".







Les marchandes de poissons se bousculaient pour remplir leurs paniers et partir au plus vite, rameutant les clients de leurs voix stridentes.
Certaines allaient jusqu'à Bayonne au pas de course, la corbeille sur la tête...







Le port des pêcheurs servait aussi à la baignade des chevaux où la Cale aux Chevaux leur était réservée. 











Les bateaux promenade, au nombre de 2 en 1906, faisaient le tour des plages pour 1,50 francs par personne.

Photo archives mairie Biarritz
Photo archives mairie Biarritz











Le dimanche de Pentecôte 1981, la municipalité de Bernard Marie organisa une grande fête pour la création de la commune libre du Port des Pêcheurs, avec nomination d'un maire, Jeannot Dornaletche, d'un garde champêtre, Louis Suhas et d'un gardien maritime René Lunot

Photo archives mairie Biarritz

Photo archives mairie Biarritz



Bibliographie : Biarritz de Monique et Julie Beaufils

jeudi 26 mai 2016

L'obélisque de la Rhune

Excursion à la Rhune de l'impératrice Eugénie
Après la visite de l'impératrice Eugénie au sommet de la Rhune le 30 septembre 1859, la commune d'Ascain fit élever un obélisque en grès blanc de 5 mètres de hauteur surmonté d'un aigle en bronze de 55cm. A savoir que ce monument est situé sur le territoire de Sare.









L'obélisque survécut difficilement à la fin de l'empire de Napoléon III.
Découverte de la plaque à Olhette

En 1881, un étranger de passage, réussit à desceller la plaque gravée, qui fut retrouvée au début du XXe siècle à Olhette. Elle fut remise en place en 1928. 
L'obélisque de la Rhune

C'est dans les années 40 que l'aigle disparut.

En 1992, le monument n'avait plus que deux mètres de hauteur et était en très mauvais état.
Le 30 septembre 1993 l'inauguration de la restauration de l'obélisque ce déroula pour la journée anniversaire de la première excursion à la Rhune de l'impératrice Eugénie.

Sources : Guy Lalanne association Jakintza.

mardi 24 mai 2016

Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne

La chapelle Notre-Dame-de-Sokorri a une origine légendaire. Elle aurait été édifiée par les marins hendayais en reconnaissance de la protection mariale pendant le siège de La Rochelle.
Bien que la date de la fondation de la chapelle Notre-Dame-de-Sokorri ne soit pas certifiée, on peut la situer entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Deux faits se disputent l’origine de cette fondation. Les sources historiques penchent pour une édification au XVIIIe siècle, à la faveur d’une recrudescence généralisée de la dévotion mariale.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
La légende rattache quant à elle la chapelle au XVIIe siècle. En 1627, la flotte hendayaise - Hendaye est alors un quartier d’Urrugne - participe au siège de La Rochelle. Une soudaine accalmie du vent la met en position de faiblesse face à l’armée anglaise. Les marins paniqués invoquent la Sainte Vierge pour le retour du vent et promettent l’édification d’une chapelle votive si celle-ci vient à leur secours. Sauvés, les marins tiennent parole et édifient une chapelle qu’ils baptisent, en souvenir de cette intervention providentielle, Notre-Dame-de-Bon-Secours, Sokorri en basque.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne

Respectant les traditions géographiques des lieux de culte, la chapelle est située au sommet d’une colline qui offre un panorama exceptionnel sur le golfe de Gascogne. Elle est orientée vers l’est selon la coutume chrétienne archaïque. Le fronton abrite une prière à la madone en basque : « Ama socorricoa otoits egizu guretzat » ou « Notre-Dame de Sokorri, priez pour nous. »
Un cimetière jouxte la chapelle. Il comporte 29 stèles discoïdales et deux croix, l’une en pierre, l’autre en métal. Malgré la tradition basque de placer les sépultures près de la chapelle, ces stèles sont édifiées autour du site. Elles sont effectivement les sépultures des victimes de l’épidémie de choléra de 1855, si nombreuses qu’il ne reste plus de place pour les accueillir de manière traditionnelle et que le cimetière doit être agrandi.
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne






La chapelle Notre-Dame-de-Sokorri fait partie des sites dévastés pendant la Révolution. Mise en ruine en 1793, elle reste à l’abandon jusqu’en 1830, date à laquelle les Urruñars, soutenus financièrement par la commune, se décident à la reconstruire.

Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne
Afin de rappeler le patronage originel de la Vierge Marie, les habitants remplacent la statue initiale, disparue pendant la Révolution, par un tableau de la Vierge à l’Enfant. Encadré de deux angelots en staff, le tableau représente la Madone écrasant un serpent croquant une pomme. Cette œuvre proviendrait du couvent des Récollets de Ciboure tout proche. Depuis sa reconstruction, la chapelle fait l’objet de restaurations régulières.


de nos jours - Notre-Dame-de-Sokorri à Urrugne - photo mairie d'Urrugne
A voir également sur ce blog : Le Mont du Calvaire - Kalbarioa à Urrugne

samedi 21 mai 2016

Le Port Vieux à Biarritz

Le village perdu dans la lande était à l'origine constitué de deux centres de peuplement : l'un sur les hauteurs au quartier de l'église Saint-Martin, et l'autre au port vieux.

Au Moyen âge et jusqu’en 1650, Biarritz n’était qu’un port baleinier.

Ce fut à partir de 1780 que le vieux port (la plage du Port Vieux actuelle) ne fut plus utilisée, pour s'installer de l'autre côté du plateau de l'Atalaye au pied de la place Ste Eugénie.


Le Port Vieux connut très tôt la faveur des baigneurs. Pierre Moussempès, maître-charpentier, adressait en février 1784 au lieutenant-général de l'amirauté à Bayonne une requête : il souhaitait placer au Port-Vieux des loges ou guérites pour les étrangers qui cherchaient à se déshabiller " en cachette avec plus de sûreté ". Mais la communauté de Biarritz s'opposa au projet.

En 1840, un peuple tout entier barbotait au Port-Vieux. Grandes dames, marchandes et grisettes, en longues blouses, pantalons de laine et chapeaux de paille se mêlaient aux banquiers, armateurs et commis.







Devant l'affluence, " la mère Albiran " eut l'idée, comme Moussempès avant elle, de planter une toile de tente grise sur le sable. Elle en eut pour dix écus. Dès la première année, cette installation sommaire lui en rapporta plus de mille. L'idée était lancée. Des marins vinrent installer des baraques en planches équipées de bancs et de porte-manteaux.
Un établissement de bains remplaça en 1859 les baraques. 

Deux corps de construction en bois avec toit de tuiles, l'un à l'usage des dames et l'autre des messieurs, rejoignaient par une galerie l'escalier de pierre menant à la place. Pour se protéger des ardeurs du soleil, tous assiégeaient la partie nord réservée aux dames.





Démoli par la tempête en 1922, on procéda à la construction d'un nouvel établissement de bains nécessitant l'aménagement des sous-sols et l'installation de distribution d'eau chaude et de séchoirs.







Avec cet agrandissement, 252 cabines, dont 24 de luxe, étaient proposées soit une augmentation de 96 cabines. Il disparut dans le bombardement de 1944.













Enfin, ce fut en janvier 1952 que, grâce à la collaboration de trois architectes de Biarritz, MM. Marcel père et fils et Brana, l'établissement de bain, tant éprouvé par le bombardement, allait être aménagé et pourvu des installations des plus modernes. 

jeudi 19 mai 2016

La meule de fougère - iratze meta

La meule de fougère - iratze meta - photo J.Blot



Les vastes étendues de fougères qui recouvrent les montagnes du Pays basque donnent l'impression d'être là depuis la nuit des temps. En fait il n'en est rien. Contrairement à certaines formations végétales du même type dont l'origine est naturelle, celle-ci doivent leur existence au pastoralisme. 


Au fil des siècles et sous la pression constante du bétail, la végétation forestière a régressé jusqu'à son stade ultime : la lande à fougères. L'exploitation traditionnelle des fougères et l'élevage des  brebis permettent à la lande de se maintenir.


La meule de fougère - iratze meta - photo J.Blot

La meule de fougère - iratze meta - photo J.Blot

La grande meule de fougère (iratze meta) que l’on rencontre encore aux alentours des fermes  témoigne d'un savoir-faire paysan séculaire.

On élabore les meules au début de l’automne après avoir coupé et laisser sécher la fougère aigle. Elle servira de litière pour les animaux durant l'hiver.



La meule à fougère - iratze meta - photo J.Blot



La meule à fougère - iratze meta

La meule à fougère - iratze meta

de nos jours iratze meta au col de Lizarrieta

de nos jours iratze meta au col de Lizarrieta




mardi 17 mai 2016

Artzainak - les bergers basques

Les sciences humaines nous apprennent que l'évolution culturelle d'un peuple, se déroule généralement en trois stades : tout d'abord la chasse, puis le pastoralisme, enfin l'agriculture.




Le Basque est agriculteur depuis relativement peu de temps, en regard de sa longue tradition pastorale, vieille de plus de cinq mille ans. Toute la culture basque plonge ainsi très profondément ses racines dans le pastoralisme.







Préparation dans le cayolar du fromage de brebis.
























Vingt litres de lait donneront un fromage
de 4 kg environ.
Celui ci est mis devant un feu vif pour
faire roussir légèrement la croûte.











La salaison : une face chaque jour, le matin, pendant 15 jours. Puis tous les 2 jours.

















L'affinage doit durer 2 à 3 mois, dans un endroit appelé
"gaztantegi"






















Sources et photos Jacques Blot