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dimanche 7 février 2016

Des bains douches à la Belle Jardinière

carte postale 1 - cliquer sur l'image pour l'agrandir
Face au pont Mayou à Bayonne, le grand magasin parisien "A la Belle Jardinière" se détache dans le paysage.
On notera l'inscription basque "Eskualdunen Etchea" figurant sous les trois grandes baies (carte postale 1).
L'immeuble tel qu'il apparaît dans les années 1920 a fait l'objet d'une transformation Art Déco, l'architecte François-Joseph Cazalis (1872 - 1952) fut chargé de ce projet (carte postale 2).

On peut évaluer l'ampleur du chantier mené par Cazalis si l'on se réfère à l'établissement de bains & douches qui existait au début du XXe siècle. Une pancarte fixée sur le mur de façade vante l'utilisation d'eaux provenant de l'Ursuia (cartes postales 3 & 4).

Source : Bayonne de Nive et d'Adour de François Lafitte-Houssat


*voir également sur ce blog : Le pont Mayou à Bayonne

carte postale 2 - cliquer sur l'image pour l'agrandir

carte postale 3 - cliquer sur l'image pour l'agrandir

carte postale 4 - cliquer sur l'image pour l'agrandir

de nos jours - cliquer sur l'image pour l'agrandir

samedi 6 février 2016

Biarritz les bains de la Côte des Basques

A Biarritz au XIXe siècle, l'unique accès à la plage de la Côte Pernauton est un chemin abrupt à flanc de falaise protégé de quelques rampes en bois pour atteindre deux cabanes de planches permettant aux baigneurs de se mettre en costume de bain.

Au XIXe siècle - cliquer sur l'image pour l'agrandir
1832, deux, puis quatre cabanes en bois, construite sur pilotis, s'appuient à la falaise à même la plage.
Elles sont tenues par des guides baigneurs. Mais la Côte de Pernauton reste peu fréquentée, en raison des difficultés pour y accéder.

En 1858, construction du premier établissement des bains, les cabanes ayant été emportées par les vagues en 1857.
En 1862 l'océan causait de tels dégâts que la décision fut prise de construire un quai pour protéger les constructions.
En 1863 deux ailes furent ajoutées au bâtiment principal, détruit par une tempête en novembre 1864 (Napoléon III paya sur sa cassette personnelle les frais occasionnées par cette destruction).

Chaque pavillon comprenant huit cabines, proposent des bains chauds, d'eau de mer ou d'eau douce, des douches et des serviettes.
On accède à la plage par un chemin en lacet au dessus de l'établissement des bains.

En 1865, construction d'un nouvel établissement des bains. Il a été décidé de le construire en position surélevée par rapport à l'océan et au sud de l'ancien.

En 1868 - cliquer sur l'image pour l'agrandir
 1868 sur les fonds propres de Napoléon III, une chaussée carrossable menant jusqu'à l'établissement des bains est construite.

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Les travaux de construction des divers établissements de bains n'allaient pas sans ceux de l'aménagement du quais mais aussi des lacets pour permettre aux baigneurs de descendre la falaise sans risque.

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Après l'incendie en 1928 de l'établissement, ce n'est qu'en 1939 que le projet de démolition et reconstruction de l'établissement de bains fut adopté. 
L'acquisition du Silver Bar permit le transfert vers le sud de la plage.


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hier aujourd'hui

hier aujourd'hui

Bibliographies : Biarritz, au vent du large et de l'histoire & Biarritz de Monique et Julie Beaufils. 

A voir également : Le pont et le trou du diable à Biarritz
 

jeudi 4 février 2016

Le Topo entre Hendaye & Saint-Sébastien

Le Topo est le plus connu des trains à voie métrique et le seul encore en service sur la Côte basque entre Hendaye et Saint-Sébastien (Donostia).
Son nom actuel est Metro Donostialdea, mais il a porté longtemps le nom de Topo (la taupe) en raison de la présence de nombreux tunnels sur le parcours.

En 1891, lors de l'attribution de la concession de la ligne d'Elgoibar à Saint-Sébastien à Manuel Marti, ce dernier avait inclus une clause prévoyant le prolongement de la ligne jusqu'à Hendaye. Mais les difficultés économique de l'époque ajournèrent ce projet.

Le Topo - cliquer sur l'image pour l'agrandir

En 1906, les sociétés du chemin de fer de Biscaye, de Durango à Zumarraga et d'Elgoibar à Saint-Sébastien fusionnent pour former la Compagnie des Chemins de Fer Basque qui décida de construire une voie métrique vers la frontière afin de se relier au réseau français à Hendaye.


Le Topo - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Le 8 mars 1912, une nouvelle société portant le nom de Chemin de Fer de Saint-Sébastien à la Frontière vit le jour et fut chargée de l'exploitation de la ligne.
Le 5 décembre 1912, la liaison entra en service entre Saint-Sébastien et Irun et le 13 juillet 1913 au matin le Tren de la Frontera entrait sur le parvis de la gare de Hendaye pour la première fois.
 Bibliographie : 
Trains & tramways au Pays Basque de Guy Lalanne.

A voir également : Le tramway urbain d'Hendaye


Le Topo - cliquer sur l'image pour l'agrandir
 
Le Topo - cliquer sur l'image pour l'agrandir

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mercredi 3 février 2016

La Rhune et l'hôtel Imperator

Sous le sommet de la Rhune, l'hôtel Imperator fut construit en 1926, avec seulement 10 chambres.
l'hôtel Imperator - cliquer sur l'image pour l'agrandir
L'arrêt du train durant l'hiver entraînait automatiquement, l'arrêt de l'établissement. Un accord fut trouvé : deux allers-retours furent garantis les jeudis et dimanches, hors saison touristique.
Cela fut insuffisant pour assurer une clientèle régulière à l'hôtel Imperator, et celui ci du fermer, définitivement, vers 1937 - 1938.
Durant la Deuxième Guerre Mondiale, l'hôtel Imperator fut occupé par la marine allemande (photo 3).

Bibliographie : La Rhune de Guy Lalanne

l'hôtel Imperator - cliquer sur l'image pour l'agrandir

photo 3 - l'hôtel Imperator - cliquer sur l'image pour l'agrandir
 

mardi 2 février 2016

Akelarre à Hendaye

Les Deux Jumeaux, rochers mythiques, ferment la plage d'Hendaye. Les Jumeaux et la baie de Loya était réputée pour être un rendez vous de sorcières, un akelare, lieu de sabbat.

Akelarre à Hendaye - cliquer sur l'image pour l'agrandir
Du point de vue anthropologique, les akelarreak sont des réminiscences de rites païens qui se célébraient clandestinement car non autorisés par les autorités religieuses de l'époque.


Akelarre à Hendaye - cliquer sur l'image pour l'agrandir

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De nos jours - cliquer sur l'image pour l'agrandir

dimanche 31 janvier 2016

Les remparts de Bayonne d'hier à aujourd'hui



Voici les rives de l'Adour telles qu'elles étaient au début du XXe siècle. 
Le long des allées Paulmy les remparts faisaient une ligne continue du carrefour Saint-Léon à la porte Marine.


Bayonne d'hier à aujourd'hui

Dans le prolongement des casemates de la courtine jouxtant la place d'Armes et l'Adour.
Voici la rue Militaire au début du XXe siècle, rebaptisé aujourd'hui rue du 49ème Régiment d'Infanterie.
Deux bâtiments majeurs se situaient le long de la rue : la Banque de France et la Sous préfecture, qui déménagea en 1955 aux allées Marines.

Bayonne d'hier à aujourd'hui
















samedi 30 janvier 2016

Biarritz la place Clemenceau d'hier à aujourd'hui






En 1848, puisqu'on entrait en République (La République est proclamée par le Gouvernement provisoire le 25 février 1848, Louis Napoléon Bonaparte est élu Président de la république en décembre 1848), A Biarritz  la Place Fichet fut baptisé Place de la Liberté.

De 1846 à 1909, l'Hôtel de l'Europe occupait le centre de la place. Il délimitait les deux places : la Place de la Liberté et la Place du Bourg (ou de la Mairie).

Après la démolition de l'Hôtel de l'Europe en 1909, 

la place unifiée devint le Plateau Riche 
puis la Place Clemenceau en 1919.






En 1872, Etienne Ardoin entreprit, aidé du maréchal Mac Mahon, la construction du tramway reliant Bayonne à Biarritz.
En 1890 l'entreprise Couzain fût chargé de la construction de la gare sur la place de la Liberté de Biarritz (actuelle place Clemenceau).

Après des problèmes financiers le département pris en charge le 1er janvier 1944 le réseau des transports en commun de Bayonne, Biarritz.
Le 31 décembre 1952, ce fut la fin du BAB, la ville de Biarritz se rendit acquéreur de l'immeuble. La démolition de la gare fut programmée durant l'hiver 1970 - 1971. 

Déjà depuis quelques années des bâtiments modernes entouraient cet édifice. 
L'hôtel Président et le parking souterrain 
furent construits dans la foulée sur son emplacement.

Sources :  Monique et Francis Rousseau - Biarritz Promenades

Mémoire en images - Biarritz tome II de Monique et Julie Beaufils