Le dicton du 20 janvier

"San-Sebastian, ordu bat geiago egunian"
(À la Saint-Sébastien, une heure de jour en plus)

Dictons basques

Biarritz d'hier à aujourd'hui : la Côte des Basques

Biarritz d'hier à aujourd'hui
La Perspective de la Côte des Basques au XIX (1876) et de nos jours.

À Biarritz au XIXe siècle, l'unique accès à la plage de la Côte Pernauton est un chemin abrupt à flanc de falaise protégé de quelques rampes en bois pour atteindre deux cabanes de planches permettant aux baigneurs de se mettre en costume de bain. Ce n'est qu'en 1865, que sera construit la route partant du Port Vieux.

Le dicton du 19 janvier

"Idie baño indertsuago"
(Plus fort qu'un boeuf)


Le dicton du 18 janvier

"Ez itzal gabeko arbolarik, ez baia gabeko gizonak"
(Point d'arbre sans ombre ni d'homme sans défaut)

Proverbes et dictons du Pays basque

Les armoiries d'Ayherre - Aiherra

" Ecartelé aux 1 et 4 de gueules à deux vaches passantes d'or rangées en pal, accornées, colletées et clarinées d'azur ; au 2 d'argent à un chêne arraché au naturel ; au 3 d'azur à l'hydre d'argent à trois têtes "



Ces armes ont été adoptées par la commune bas navarraise en 2001.
Ce sont celles des seigneurs de Belzunce, famille noble navarraise qui apparaissent à Ayherre vers 1275. Ils portaient à cette époque un sceau avec " une vache passante ". Gracie Arnaud utilisera en 1276 " une vache colletée et clarinée accompagnée en pointe de deux coquilles ", peut être à la suite de la croisade à laquelle il participe en 1270 aux côtés de Saint Louis et Thibaut II, roi de Navarre. En 1387, le sceau devient " deux vaches passantes l'une sur l'autre " ; la vache évoquant la capacité nourricière de la terre.
Dans les armes des Belzunce, selon l'historien basque J. de Jaurgain, l' " arbre au naturel " est de Pagandure, maison noble de Macaye et l' " hydre " est de Lissague, autre maison noble de Saint Pierre d'Irube ; pourtant les armes de Pagandure et de Lissague nous sont inconnues par ailleurs. Pour d'autres, l'hydre fait référence à une légende : vers 1407, un combat aurait opposé dans une grotte près de Lissague Gracie Arnaud III de Belzunce à un dragon qui dévorait hommes et bêtes. Le chevalier terrassera le monstre, mais ne survécut pas à cet affrontement.
Saint Pierre d'Ayherre, vaste paroisse située en Arberoue, est citée en 1249 (San Per de Aiherre 1321, Ajarra 1513, Ahyerie 1754). C'est sur des terres d'Ayherre que fut fondée Labastide Clairence en 1312.
Les Belzunce deviennent seigneurs de Pagandure vers 1279 et de Lissague vers 1380. Leurs armes ci-dessus ne nous sont connues que vers la fin du XV° siècle, mais elles pourraient être antérieures, accréditant ainsi le caractère d'alliance de ces armes.
C'est sans doute Garcie Arnaud II, bailli de Labastide Clairence en 1321, qui construit le château d'Ayherre, gigantesque pour l'époque, à la mesure de ses prestigieux seigneurs. Les Belzunce abandonneront le château d'Ayherre pour celui de Méharin, lors du mariage de Armand II de Belzunce avec Marie de Méharin en 1600. A cette date le château d'Ayherre était en très mauvais état, les fenêtres à meneaux datent du XVI° siècle, mais les moyens financiers manquaient pour une réhabilitation et c'est sans doute Jean V, le père de Armand II, mort vers 1630, qui sera le dernier occupant de l'imposant château .
Si l'on retrouve dans l'arbre la force (il résiste aux éléments) et l'immortalité (il se régénère tous les ans), la présence de l'hydre à connotation maléfique interpelle. La mythologie grecque nous apprend que pour chaque tête coupée sur ce serpent monstrueux deux autres repoussaient ; on préfère en déduire pour l'homme une propension à renaître et à puiser sous les coups et dans les épreuves une détermination décuplée, ainsi nourrie par les épreuves.

Le dicton du 17 janvier

"San Antonio, San Antonio, txarria (xerria) gaixo danean"
(Saint-Antoine, Saint-Antoine, 
on l'appelle quand le cochon est malade)


Mythologie basque : Basajaun

dans la mythologie basque, Basajaun signifie littéralement « le seigneur de la forêt » ou « le seigneur sauvage ». 



Autrefois, il y avait à Esterençuby, sur la frontière espagnole, quatre vachers, l'un d'entre eux était un jeune garçon. Lorsqu'ils étaient endormis, dans leur cabane venait se chauffer Antxo, le Basa Jauna (Seigneur Sauvage). Et quand il s'était chauffé, il mangeait de leur nourriture. Les bergers recevaient un pain et d'autre mets, et en laissaient un morceau tous les soirs, la part d'Antxo.
   Une nuit, voyant que la part d'Antxo n'avait pas été faite, le petit garçon dit :
   - Où avez-vous la part d'Antxo ?
   - Donne-lui la tienne si tu veus, lui répondirent les autres.
   Le garçon laissa sa part sur la planche habituelle. Le Basa Jauna arriva comme à l'ordinaire. Après s'être chauffé, il mangea la part du petit garçon. Bien réchauffé et repu, il partit, emportant les vêtements des vachers, sauf ceux du petit garçon.
   Cette nuit là il neigea très fort. Le lendemain matin, les vachers ne trouvant pas leur vêtements, dirent au garçon :
   - Vas chercher nos vêtements.
   - Moi ? Non.
   - Vas, nous t'en prions.
   - Quelle récompense me donnerez-vous ?
   Ils avaient une mauvaisa génisse et la lui promirent.
   Le garçon part, et en arrivant à la caverne où était le Basa Jauna, il cria :
   - Antxo, donnez-moi les vêtements de mes camarades.
   - Tu ne les aura pas.
   - Je vous en prie, donnez-les moi ; ils m'ont envoyé les chercher.
   - Que te donne-t-on pour la peine ?
   - Une mauvaise génisse.
   - Prends-les donc, et prends aussi cette baguette de coudrier. Marque ta génisse et donne lui cent et un coups, le cent et unième plus fort que les autres.
   Le garçon fit ce qu'avait dit Antxo. Il donna à sa génisse cent et un coups, et après un court instant, la génisse lui produisit un troupeau de cent et une belles bêtes.
   A cette époque, les Basa Jauna conversaient avec les chrétiens.