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jeudi 29 septembre 2016

Mémoires du Pays Basque 1919 - 1962

              

Un film de Thierry Gardet texte de Jean Suhas

Le patrimoine de Guéthary 2ème partie

Si les baleines ont disparu de l’horizon de la Côte basque, la « terrasse » à Guéthary demeure un passage obligé pour rejoindre le port et également un point privilégié pour contempler l’océan.






La croix Costa Aldia, est devenue en 1881, la croix des marins, rendant hommage a leur courage.







La terrasse a été construite en 1912, au lieu dit « Place de la Croix ».



La Croix des marins de nos jours

La descente au port avec l'hôtel de la Plage, relié à la route par une rustique passerelle.








L'hôtel est tombé en ruines après la Première Guerre Mondiale.









L'hôtel de la Plage sera remplacé en 1926 par le luxueux hôtel Guétharia de style Art Déco.





Ses architectes Joseph Hiriart, Georges Tribout et Georges Beau ont conçu des formes rigoureusement géométriques en béton branché qui contrastaient avec la finesse des pergolas qui couvraient les terrasses.

Guétharia est actuellement une copropriété.




A l'emplacement d'un établissement de bains de style mauresque datant de la fin du XIXe siècle, l'architecte Fernand Brana construisit en 1926 un hôtel-casino que la publicité qualifiait de "plus petit des grands casinos". 







Après de nombreux avatars faillite en 1934, conversion en centre d'accueil pour les réfugiés espagnols de 1936. L'ensemble a été mis en copropriété.


 
Guétharia et Itsasoan de nos jours

mardi 27 septembre 2016

Le patrimoine de Guéthary 1ère partie

Edifiée au XVIème siècle, l’église Saint Nicolas (patron des marins et des pèlerins) est située au point le plus haut du village. Les terrasses du cimetière l’entourent. Son clocher, fronton de pierres grises se détache sur l'horizon et reste visible de très loin en mer. Avec son porche couvert et son clocher-fronton, elle présente un aspect sobre et massif qui contraste avec la richesse intérieure.







Par décret de l’empereur Napoléon III de 1859 le terrain du jeu de paume doit être déplacé pour la construction de la voie ferrée. En 1864, le train traverse Guéthary. 
Le Conseil Municipal après de nombreux débats passionnés décide de bâtir en 1868 un fronton à l’emplacement actuel. A la « Saison des Bains », la « Colonie Etrangère » raffole des grandes parties-défis entre pelotari vedettes.



En 1910, le mur du Jeu de Paume est reconstruit et rehaussé : la grande place libre de Guéthary est désormais adaptée au Grand Chistera, jeu qui exige puissance, agilité et précision.



Jusque là simple locataire, en 1926 le Conseil Municipal décide de la construction de la Mairie actuelle, en bordure de la place du Fronton, et confie sa conception à l’architecte Fernand Brana.







Le carrefour à l'entrée du pont enjambant la voie ferrée. A droite, l'hôtel Juzan et le café de Madrid, d'hier à aujourd'hui.











Le café de Madrid était une buvette en bois où se réunissaient les marins et les employés du train.







En 1930 l'architecte Albert Febvre-Longeray réalisera en lieu et place de la buvette une maison de style néo-labourdin.










samedi 24 septembre 2016

Les premières photographies de Biarritz




       La Villa Eugénie en 1857



Inauguration des Bains Napoléon 
le 1er août 1858
 La Grande Plage en 1886
 La chapelle Sainte-Eugénie et le pont du Basta en 1893




Le Rocher de la Vierge en 1870
Le Port Vieux en 1860




     
La Côte des Basques en 1856
 La Perspective Côte des Basques en 1869



La place de la Mairie en 1895
(actuelle place Clemenceau)

vendredi 23 septembre 2016

La fontaine de Sault à Bayonne

Une ancienne fontaine est aménagée près de la Tour de Sault à Bayonne.

La fontaine de Sault date du XIIe siècle. Elle est construite en même temps que la Tour de Sault. Il est possible qu’elle serve à l’origine d’abreuvoir pour les animaux des gardiens de la Tour.
Réparée une première fois en 1622, la fontaine est aujourd’hui restaurée et dotée de deux supports en acier permettant de poser des sceaux.
Témoins de l’histoire locale et de la vie quotidienne passée, les fontaines font de plus en plus souvent l’objet de rénovation et de protection.


jeudi 22 septembre 2016

Les châteaux Gramont et Boulart à Biarritz

Près de l'église Saint-Martin le château Gramont, inspiré de la Malmaison, est construit en 1805 en hommage à Napoléon Ier à Biarritz.
Né sous le Premier Empire, c’est cependant sous le Second Empire que le château Gramont connaît son heure de gloire, à l’époque où il appartient à Jules Labat, maire de Bayonne. En 1854, en effet, la résidence est choisie pour accueillir le couple impérial. L’impératrice Eugénie souhaite alors faire découvrir la ville de son enfance à Napoléon III. C’est l’avenir de Biarritz qui est en jeu, car l’Empereur, rapidement tombé sous le charme biarrot, décide d’y acquérir des terrains pour construire le domaine impérial.




De style Louis XVI, le château Gramont dispose de nombreuses pièces de réception. On raconte que c’est dans son parc que les premiers plans de la future Villa Eugénie sont présentés au couple impérial.




Quelques années plus tard, oubliant cette visite historique, Jules Labat fait détruire sa résidence pour y reconstruire un château dans le goût nouveau. L’édifice voit le jour en 1866, sous la direction de l’architecte Alphonse Bertrand.







Surnommé « la folie Boulart », le château est construit dans le style extravagant que prise la haute bourgeoisie de la fin du XIXe siècle à Biarritz.






En 1877, M. et Mme Boulart, riches industriels landais, font dessiner un château par les architectes Duc et Roux, pour occuper une parcelle d’environ cinq hectares qu’ils possèdent à Biarritz. Ce n’est qu’en 1883, plus de cinq ans après la fin des travaux, que les propriétaires s’y installent.




Tout l’agencement de la demeure évoque un train de vie luxueux. Au rez-de-chaussée, les nombreuses pièces d’apparat sont chauffées par un astucieux système nommé atrium. Un escalier de marbre monumental permet d’accéder aux deux étages supérieurs. Les sous-sols laissent également supposer une importante domesticité, puisqu’on y trouve une cuisine, une pâtisserie, un chai, de nombreuses caves.
Côté jardin, le château est agrémenté de deux pavillons. Les écuries et les dépendances se répartissent dans le parc aménagé de fontaines et de bassins.
Après la disparition de M. Boulart, la propriété est louée par de grands aristocrates et le roi d’Angleterre y séjourne à plusieurs reprises au début des années 1900. 
Mais, cette Belle-Époque dure peu. Durant la Première Guerre mondiale, la Croix-Rouge occupe le château, puis le pensionnat Notre-Dame-de-Sion s’y installe en 1920. Le domaine est peu à peu démembré et le château revient aux religieuses de l’Union Saint-Dominique en 1962.

Le château Boulart est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1975.