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Le dicton du jour - Gora San-Sebastian

"San-Sebastian, ordu bat geiago egunian" 
(A la Saint-Sébastien, une heure de jour en plus)

Tamborrada Saint-Sébastien 1964
Vidéo de la Tamborrada de 2016

Les pignadas de Chiberta

Dès le début du XVIIIe siècle, des écrits relèvent la présence de vastes forêts de pins sur le territoire de la commune d'Anglet.

Les pignadas de Chiberta à Anglet
 

Napoléon III y apprécie beaucoup les promenades à cheval et donne un considérable "coup de pouce" à leur essor. En 1865, il fait don d'une somme de 90 000 francs afin de les développer. Cette dotation, très élevée pour l'époque, permettra de planter et de semer plus de 300 hectares de pins supplémentaires.

Les pignadas de Chiberta à Anglet

Les pignadas de Chiberta à Anglet

Les pignadas de Chiberta à Anglet

Les pignadas de Chiberta à Anglet

Les pignadas de Chiberta à Anglet

La porte murée de St Jean de Luz

Saint-Jean-de-Luz connut son heure de gloire lorsque, à l'issue du traité des Pyrénées conclu quelques mois plus tôt (7 novembre 1659) par Mazarin, Louis XIV vint y épouser Marie-Thérèse d'Autriche infante d'Espagne le 9 juin 1660.

St Jean de Luz (Donibane Lohitzun)

La porte de l'église Saint-Jean-Baptiste, franchie à sa sortie de l'église par le couple royal (visible à l’extérieur de l’édifice, côté rue Gambetta),

Eglise St Jean-Baptiste de St Jean de Luz

la tradition se plait à dire que la porte a été murée après le mariage de Louis XIV…oui,… mais seulement en 1669, lorsque le grand portail d’entrée actuel a été terminé.
Eglise St Jean-Baptiste de St Jean de Luz


Eglise St Jean-Baptiste de St Jean de Luz


L'inscription gravée dans le mur donne à croire que la condamnation de la porte a été réalisée juste après le mariage.

Le dicton du jour

"La langue basque est une patrie, j'ai presque dit une religion".
Victor Hugo

Le dicton du jour

"Sagardoak umea ekarri, kerrexiak eraman" 
(le cidre amène l'enfant, les cerises les repoussent) 

Une croyance populaire a soutenu que le cidre était bon pour les femmes enceintes.

Photo Sud-Ouest

L'etxe, la maison basque

La maison, ou l'etxe, est sacré, elle est plus q'un bien, elle a une mémoire et une histoire de famille.
L'etxe se transmet, d'ailleurs elle n'appartient pas à ses propriétaires, ce sont eux qui lui appartiennent.

Le legs de l'etxe s'effectuait de père en fils/filles aîné dans des circonstances spécifiques régies par le système juridique basque (un système juridique original s’est constitué qui, tout en garantissant la transmission de la propriété au sein de la famille, a fortement influé sur le système politique régional, s’appuyant sur les assemblées de « maîtres de maison ». Ce droit coutumier, appelé For en français (Fueros en castillan) en usage jusqu’à la Révolution, a perduré en pointillé jusqu’à nos jours, faisant fi de la Constitution et du Code Napoléon).



Cette tradition de ne pas morceler la propriété garantissait la survie et le maintien au dessus du minimum nécessaire. Comme dans les autres régions de système à maison, la maison basque, intimement liée à la terre qui est la source de subsistance, est d’une extrême importance. Elle symbolise la pérennité, la sécurité et la continuité de la propriété doit être protégée pour que celle de la famille soit assurée.


Ce droit coutumier désavantageait à l’évidence les cadets de la famille. Certains d’entre eux se révoltèrent et occupèrent, comme à Saint-Étienne-de-Baïgorry, des terres communes, possédées par les maîtres, ou s’installèrent dans des bordas (maisons rustiques destinées aux troupeaux et à leurs bergers) et créèrent ainsi de nouveaux peuplements. Ces nouveaux feux sont à l’origine, entre autres, des villages de Banca, des Aldudes et d’Urepel.









Dans la société basque, les gens s'appelaient par le nom de leur maison, pas par leurs noms de famille".


La maison hébergeait jusqu'au XXe siècle trois générations sous le même toit : grands-parents, parents, et enfants, parfois frères et soeurs célibataires.


D’après Caro Baroja, le mot etxe apparaît dès le XIIe siècle dans le « Guide du pèlerin de Compostelle ». Dans de vieux documents navarrais, on trouve les formes : Echeverri, Echerry, Echarry et au Moyen Âge : Echagüe, Echano, Echarri ainsi que Esceverrianensis pour « d’Etcheverria ». Le mot eche se trouve dans des toponymes alavais du XIe siècle (un document de 1025, provenant de San Millán, cite deux Essavarri dans le district de Gamboa). Rappelons enfin que le prénom « Xavier » (Xabier) dérive du mot basque exaberri (maison neuve).

Le dicton du jour

"Bere etxte pobrea, erregeanera baino hobea" 
(Sa pauvre maison, mieux que celle du roi)