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Le dicton du 18 octobre

"Naiz lurra gogorra, naiz biguña egon, San-Lukasetan erein zazu"
(Que la terre soit molle ou dure, sème à la Saint-Luc)

Pays basque 1900

L'église de Bidarray

L’église de Bidarray se trouve à l’emplacement de l’ancienne chapelle de l’hôpital de Saint-Jacques dépendant du prieuré de Roncevaux. Aussi retrouve-t-on sur les pavés du parvis de l’église les armes de Roncevaux.

Construite au XIIe siècle, l’actuelle église de l’Assomption ne conserve de l’époque romane que le chœur, le chevet à arcatures et le portail à l’entrée. Agrandi et doté d’un clocher-mur de style baroque en 1625, l’édifice est à nouveau remanié au cours des XIXe et XXe siècles.
Avec ses murs en grès rouge et son chevet de forme arrondie, l’église de Bidarray se différencie extérieurement des autres édifices religieux basques, mais partage en revanche la même organisation intérieure avec une nef unique et des étages de galeries.
Totalement restaurée, l’église de l’Assomption de Bidarray est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1925.

Le dicton du 17 octobre

"Quand le renard se met à prêcher, prends garde à ta poule"

Pays basque 1900

La carte postale de la semaine : L'éclair au port de Bidache

Lancé à Langon en 1893, il est long de 21 mètres, 4 m de large au maître-bau et un tirant d’eau de 1,25 m en charge ; sa jauge brute est de 25 tonneaux et sa charge maxima de dix tonnes. Il assure un service régulier vers Bidache ou Peyrehorade, les jours de marché.

L'éclair au port de Bidache
Passagers, bestiaux et volailles, dans un bruyant pêle-mêle, avec cependant des premières classes à l’arrière et une buvette à bord. En plus, services exceptionnels pour les courses de chevaux ou de taureaux. Malgré son nom, son moteur de 48 chevaux ne lui permet pas de dépasser huit nœuds. La marée l’aide beaucoup dans ses déplacements…
L’équipage est formé de trois hommes : un pilote, un mécanicien et un chauffeur.
Construit sur les chantiers bordelais en tôle de fer, peint en noir et blanc, ponté et le pont protégé par une toile de tente comme un yacht, il possède une cheminée articulée qui peut se rabattre. La mode était encore aux figures de proue. Pour “L’Éclair” on opta pour un monstre marin mythologique. Il avait pris la mer, de la Gironde à l’Adour, homériquement piloté par son premier pilote, Paulin Suhas, pour se mettre au service d’une compagnie  de riverains de l’Adour qui avaient fait là un très mauvais investissement (ils payaient aussi leurs voyages) sous l’autorité de M. Tournier de “Maribère” jusqu’en 1899, puis de M. Laval et de Jean dit Rémy Sabarots.
Jusqu’à la guerre, en 1914, il assura vaillamment le transport des passagers et de leurs bagages entre Peyrehorade, Bidache, Dax et Bayonne, dans les deux sens, notamment les jours de marché.
Dès le début de la Grande Guerre, l’Éclair, comme toute la flotille de gabares du Bas-Adour, entra au service de la compagnie “Amirauté Britannique” installée à Bayonne. Le vapeur, promu remorqueur, assurait une rotation plus rapide des gabares de Dax à Bayonne - Boucau et retour. Après la guerre, il fut racheté par M. Labarrère armateur et maître-carrier à Guiche. Et pendant des années on vit encore notre bateau remorquant des trains de bachets chargés de pierres entre Guiche et Bayonne - Boucau.

Il fit, avec des fortunes et des servitudes diverses, une longue carrière de 55 années de service. Carrière qui se termina le 22 septembre 1948 où son dernier chauffeur, Henri Lafitte, de Guiche le conduisit, la mort dans l’âme, aux chantiers de démolition d’Anglet Blancpignon.

Le dicton du 15 octobre

"Ikasiago eta ez jakinen eremua ageriago"
(Plus on sait de chose, 
plus le domaine de ce que l'on ignore apparait vaste)

Le dicton du 14 octobre

"Nekatzen da emailea, baina ez hartzailea" 
(Celui qui donne se fatigue, mais pas celui qui prend)

Pays basque 1900